RDC : le Collectif des élus français originaires du Congo-Kinshasa annonce une vaste campagne de sensibilisation sur le GENOCOST
Le mardi 04 août 2026 depuis sa résidence de Mont-Ngaliema à Kinshasa, le Président Félix-Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, a eu un entretien avec une délégation du Collectif des élus français originaires du Congo-Kinshasa (CEFOCK), en séjour en République démocratique du Congo (RDC).
Saisissant cette occasion, les élus ont annoncé le lancement, dès la rentrée en France, d’une vaste campagne de sensibilisation sur le GENOCOST. Cette initiative prévoit notamment des actions de mémoire et de plaidoyer auprès des collectivités territoriales, des institutions françaises et de la diaspora congolaise.
Le CEFOCK mènera cette démarche en partenariat avec la Commission interinstitutionnelle d’aide aux victimes et d’appui aux réformes (CIA-VAR), dans le but de promouvoir le devoir de mémoire et de renforcer la reconnaissance des victimes du génocide congolais pour des gains économiques.
Dans son discours ténu le 02 août dernier, le Chef de l’État congolais avait ordonné le passage à la phase opérationnelle du Musée national du GENOCOST, un complexe scientifique mondial destiné à centraliser les archives et transmettre cette histoire à la jeunesse.
Le gouvernement central devra budgétiser dès le prochain exercice financier la Stratégie nationale d’appropriation afin de verser les indemnisations dues aux survivants. Le Président avait tranché avec force : « Les réparations ne sont ni une faveur ni un acte de charité publique. Elles constituent une obligation de justice ».
Pour briser l’indifférence de la communauté internationale, une nouvelle orientation est fixée aux missions diplomatiques et consulaires de la RDC, désormais chargées de porter une « diplomatie de la mémoire, de la vérité et de la justice ».
Le Chef de l’État avait conclu son discours sur la nécessité de lutter contre l’impunité, en indiquant que la justice ne peut se prétendre universelle si elle tolère une hiérarchie entre les victimes, les mémoires ou les souffrances. Elle ne devient véritablement universelle que lorsqu’elle reconnaît à chaque vie humaine la même dignité, à chaque victime le même droit à la vérité et à chaque peuple le même droit à la justice.
BLAISE BAYOMBO
