Dialogue national : la diaspora congolaise aux États-Unis lance, ce dimanche, un processus ouvert de consultation et de contribution
À partir de ce dimanche 13 septembre 2026 et jusqu’à la veille de la tenue du Dialogue inclusif annoncé par le Chef de l’État, un vaste processus de consultation est engagé au sein de la diaspora congolaise aux États-Unis afin de recueillir ses attentes, propositions, préoccupations, critiques et recommandations.
Le mini-conclave préparatoire organisé ce dimanche 13 septembre aux États-Unis par l’Alliance pour la Refondation et la Souveraineté du Congo (ARSC), Congo Action pour la Diplomatie Agissante (CADA), avec des acteurs de la Diaspora congolaise et de l’Union Sacrée, ne constitue pas un événement isolé. Il marque le lancement d’un processus continu, ouvert et pluraliste d’écoute et de consultation de la diaspora.
Cette démarche se veut largement inclusive. Elle s’adresse à toutes les composantes de la diaspora congolaise, sans distinction d’appartenance politique, associative, professionnelle ou idéologique : société civile dans toute sa diversité, associations et organisations communautaires, universitaires, chercheurs, enseignants, étudiants, experts, professionnels, entrepreneurs et acteurs du monde des affaires, femmes, jeunes, leaders communautaires et religieux, personnalités indépendantes, mouvements citoyens, ainsi qu’aux différentes sensibilités et tendances politiques présentes au sein de la diaspora.
L’objectif est simple : permettre à chacun de faire entendre sa voix sur le Dialogue national annoncé et, plus largement, sur les grandes questions qui engagent l’avenir de la République démocratique du Congo.
Que l’on soit favorable au Dialogue, réservé, critique, opposé à certaines de ses modalités ou porteur de propositions alternatives, chaque opinion doit pouvoir être exprimée et entendue dans le respect mutuel.
Il ne s’agit donc pas de rechercher une unanimité artificielle ni d’imposer une position préétablie. Il s’agit de recueillir les différents points de vue : ce que les Congolais de la diaspora attendent du Dialogue, ce qu’ils souhaitent y voir inscrit, ce qu’ils approuvent ou contestent, leurs préoccupations ainsi que les garanties et solutions qu’ils proposent.
Ce processus de consultation se poursuivra à partir du 13 septembre jusqu’à la veille de la date officiellement retenue pour le Dialogue national. Les contributions recueillies feront l’objet d’un travail méthodique de compilation, d’analyse et de synthèse.
À l’issue de ce processus, un document de synthèse reprenant les desiderata, préoccupations et recommandations des différentes composantes consultées de la diaspora sera élaboré et transmis aux autorités et instances compétentes, afin que cette contribution soit portée à leur connaissance et puisse éclairer la décision.
La diaspora congolaise ne doit pas être réduite au rôle de spectatrice des grandes questions qui déterminent l’avenir de la Nation. Par ses compétences, son expertise, son expérience internationale, ses investissements, ses réseaux et son attachement au pays, elle constitue une composante à part entière de la réflexion nationale.
Le mini-conclave du 13 septembre ouvre ainsi une démarche plus large : écouter, consulter, recueillir les desiderata, confronter les idées dans le respect de leur diversité, en faire la synthèse et les transmettre à qui de droit.
Toutes les voix comptent. Toutes les tendances doivent pouvoir s’exprimer. Toute la diaspora doit pouvoir contribuer.
Car un Dialogue qui se veut véritablement national gagne en légitimité lorsqu’il donne aussi la possibilité au Congo de l’extérieur, dans toute sa diversité, de participer à la réflexion sur la paix, la cohésion nationale, la souveraineté et l’avenir du pays.
Éric Kamba
Facilitateur du Mini-Conclave préparatoire
ARSC – CADA – Diaspora congolaise, États-Unis
