Affaire Prince Epenge : « Informer n’est pas juger », Jean-Thierry Monsenepwo défend la prise de parole de F. TSHISEKEDI

Alors que les déclarations de Félix-Antoine Tshisekedi sur l’affaire Prince Epenge et le décès de Manassé Lomboto continuent d’alimenter le débat politique en RDC, Jean-Thierry Monsenepwo apporte son soutien au Chef de l’État. Dans une publication sur son compte X, ce mardi 3 novembre 2026, il défend le droit du Président de la République à s’exprimer sur la base des informations transmises par les services officiels, tout en appelant la justice à éclairer publiquement les zones d’ombre du dossier.

Pour Jean-Thierry Monsenepwo, il est politiquement erroné et institutionnellement dangereux de considérer le Chef de l’État comme un simple citoyen en matière d’accès aux informations détenues par les institutions de la République. Il rappelle que le Président reçoit, dans le cadre de ses responsabilités, des informations provenant des différents services de l’État, y compris ceux intervenant dans le domaine judiciaire.

Revenant sur l’intervention de Félix Tshisekedi devant la diaspora congolaise à Moscou, il estime que le Président n’a ni prononcé de jugement ni ordonné une décision judiciaire. Il aurait simplement porté à la connaissance de ses interlocuteurs les éléments officiels dont il disposait à cet instant.

« Informer n’est pas juger », insiste-t-il, récusant ainsi l’interprétation selon laquelle la prise de parole présidentielle constituerait une atteinte à l’indépendance de la magistrature.

Cette sortie intervient après les critiques de Jean-Marc Kabund, qui a reproché au Chef de l’État ses déclarations sur Prince Epenge et Manassé Lomboto, estimant qu’elles risquaient d’influencer les magistrats chargés du dossier. Martin Fayulu a également contesté la version présidentielle sur les circonstances du décès de Manassé Lomboto et réclamé que toute la lumière soit faite.

Lire aussi  Haut-Lomami : la Première Ministre est à Kaniama Kasese pour prendre part aux activités présidentielles

Face à cette controverse, Jean-Thierry Monsenepwo ne se limite toutefois pas à défendre le Président de la République. Il appelle les services judiciaires compétents à communiquer de manière indépendante et transparente sur deux aspects précis : les fondements légaux de la procédure visant Prince Epenge et l’évolution des constatations médico-légales relatives au décès de Manassé Lomboto.

Pour lui, cette clarification institutionnelle est désormais nécessaire pour mettre fin aux interprétations contradictoires et éviter que le dossier ne reste prisonnier des confrontations politiques.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *