Dialogue national en RDC : Donald Kabasele de l’UDPS voit dans l’annonce du Président Félix Tshisekedi la continuité d’une vision constante

À la suite de la rencontre entre le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, et les responsables de la CENCO ainsi que de l’ECC, vendredi 17 juillet, au cours de laquelle le chef de l’État a annoncé son intention d’engager la RDC dans un processus de dialogue entre Congolais, les réactions se poursuivent au sein de la classe politique.

Invité de l’émission Kinshasa Direct sur Télé 50, Maître Donald Kabasele Divuanda, cadre de l’UDPS, a estimé que cette annonce ne constitue ni un revirement ni une décision dictée par les circonstances, mais s’inscrit dans la continuité de la vision défendue par le président de la République depuis son arrivée au pouvoir.

« Le Président de la République n’a jamais attendu aujourd’hui pour accepter le dialogue. Depuis son accession à la magistrature suprême, il a toujours voulu que les Congolais se parlent entre eux et règlent eux-mêmes leurs problèmes. Ce qu’il a toujours refusé, c’est un dialogue avec des personnes qui ne défendent pas réellement les intérêts du Congo, mais qui agissent comme des relais d’intérêts étrangers. Aujourd’hui, il ne se contredit pas, il reste fidèle à la logique qu’il a toujours défendue », a soutenu Donald Kabasele.

Selon le juriste, l’annonce faite devant les responsables religieux marque une décision politique importante, dont les modalités seront définies par le chef de l’État. Il estime que ce dialogue devra réunir des acteurs véritablement attachés à l’intérêt supérieur de la nation et capables de dégager des solutions durables à la crise que traverse le pays.

Abordant les sujets susceptibles d’être inscrits à l’ordre du jour, Maître Donald Kabasele considère que les réformes constitutionnelles ne doivent pas être exclues des échanges. Il fait observer que plusieurs figures de l’opposition ont elles-mêmes évoqué, par le passé, la nécessité d’une révision de certains mécanismes institutionnels.

« Le dialogue doit réunir des compatriotes véritablement décidés à trouver des solutions pour le pays. Les réformes constitutionnelles doivent pouvoir être abordées sans tabou. Plusieurs acteurs de l’opposition ont eux-mêmes reconnu la nécessité d’engager ces réformes. Le débat doit avoir lieu, mais au final, conformément à la Constitution, c’est le peuple souverain qui aura le dernier mot », a-t-il conclu.

Pour Maître Donald Kabasele Divuanda, l’ouverture annoncée par le Président Félix Tshisekedi offre l’occasion de privilégier une solution congolaise aux défis politiques et sécuritaires auxquels la RDC est confrontée. Il estime que la réussite de cette démarche reposera sur la capacité des différents acteurs à placer l’intérêt supérieur de la nation au-dessus des considérations partisanes afin de dégager un consensus durable au service de la paix et de la stabilité du pays.

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