Entre action culturelle et reconnaissance publique : Catherine Kathungu Furaha reçoit un hommage rare, un livre écrit en son honneur
Lors d’une interview accordée sur une chaîne locale, madame Katungu Catherine ,ancienne ministre de la Culture et des Arts parle de la présentation ce 04 avril du livre écrit en son honneur par monsieur Kapson Muyisa KAPITULA.
Ce livre de 70 pages parle de son parcours durant son règne au dit ministère, de son histoire d’enfance, de son histoire scolaire et de son histoire de combattante ( elle a défendu les droits des opprimés : des petits commerçants, des femmes violées et des enfants soldats).
Il y a des hommages qui dépassent les mots et bousculent les certitudes. Recevoir, de son vivant, une œuvre écrite en son honneur: « Je suis habitée par un profond sentiment de gratitude et un peu de pudeur aussi en recevant une œuvre écrite en son honneur de son vivant. Surtout, c’est quelque chose qui dépasse », confie l’ancienne ministre de la Culture, Arts et patrimoine avec émotion, comme surprise par l’ampleur de la reconnaissance qui lui est témoignée.
Derrière cette reconnaissance, se dessine un parcours forgé par les épreuves, les opportunités et surtout, les autres. « Cela oblige à s’arrêter un peu, à regarder le chemin parcouru et surtout à reconnaître que rien de ce parcours ne s’est fait seul », poursuit-elle, insistant sur une humilité qui contraste avec la stature qu’on lui prête aujourd’hui.
« Oh mon Dieu, je ne savais pas que j’étais devenue une si grande dame », lâche-t-elle, entre étonnement et retenue.
Mais loin de s’ériger en figure accomplie, elle se considère encore en chemin. « Je me sens humble parce que je sais que ce livre raconte une histoire qui est encore en train de s’écrire », affirme-t-elle, rappelant que cette reconnaissance marque davantage un point de départ qu’un aboutissement. « Sans oublier qu’il reste encore beaucoup à faire. C’est donc le début ».
Cet ouvrage, elle le dédie avant tout à ses racines : « Je le dédie à mes parents d’heureuse mémoire, Paul et Tina. Ils vivent en moi dans chacune de mes décisions », dit-elle, évoquant une éducation fondée sur l’effort et la dignité. Elle rend également hommage à son feu beau-père, « un homme du savoir qui a toujours cru à mes capacités », dont les conseils résonnent encore comme une boussole dans son parcours.
Au-delà du cercle familial, la dédicace s’élargit à tous ceux qui œuvrent dans l’ombre. « Ce livre porte un nom, mais il est le reflet d’un effort collectif », souligne-t-elle, reconnaissant l’apport des mentors, collaborateurs et proches qui ont façonné son chemin.
À ses lecteurs, Catherine Katungu adresse un message clair et universel : « N’attendez pas des circonstances parfaites pour agir une grande transformation commence souvent par des gestes simples ».
Pour elle, cet ouvrage dépasse la simple célébration personnelle. « Ce livre n’est pas une célébration d’une personne, mais une invitation à croire que chacun a sa place et peut contribuer à écrire une page utile pour son pays ».
À l’origine de cette initiative, une volonté forte : celle de ne pas laisser dans l’ombre une figure qui a marqué son époque.
« C’était une personne à immortaliser pour que les générations actuelles et futures puissent parler d’elle », explique-t-on.
Ainsi, entre mémoire, reconnaissance et projection, ce livre s’impose comme bien plus qu’un témoignage. Il devient un passage de relais. Car si l’histoire qu’il raconte est singulière, le message qu’il porte, lui, se veut universel : inspirer, transmettre et rappeler que toute vie engagée peut devenir une lumière pour les autres.
Nadège Kamulangu
