Vernissage de « Destins croisés » : une œuvre socio-critique, de Clément Dibwe, présentée au public

L’écrivain Clément Dibwe a présenté vendredi 20 mars 2026 dans la salle du « salon d’échange d’amitié sino-congolaise », située dans le bâtiment raffiné de l’Institut National des Arts (INA), son roman intitulé « Destins croisés ». En présence des corps scientifique et administratif de cet établissement public.

Au cours de ce rendez-vous culturel, « Destins croisés », un roman de 200 pages a été analysé avec minutie pour sa profondeur thématique – la société à travers ses réalités actuelles –, confrontant l’existence de l’homme aux différentes péripéties qui l’entourent.

Dans son intervention lors de la présentation, le professeur Ngaki a salué la pertinence de cette œuvre, tant dans sa structuration profonde que dans son intrigue.

« Point n’est besoin de nous dire que le livre a de l’allure. Il a l’élégance de son auteur dans la forme et dans le fond. Le fond, c’est celui qui nous entraîne dans cette ville qui s’éveille, les marchés s’alignent, les rues se remplissent, les voies se croisent […] Eh bien ! Derrière cette trépidation et ce mouvement continu, une réalité tapie dans l’ombre, une réalité de lutte silencieuse », a-t-il dit.

Et d’ajouter :

« Lire « Destins croisés », ce n’est pas suivre une intrigue, mais interroger une réalité : dans quelle mesure les destins individuels sont façonnés par les structures sociales […] Au-delà de l’intrigue, ce roman propose une lecture du monde. Il montre que les inégalités et la résilience structurent les trajectoires ; les individus s’adaptent, la dignité et la réussite demeurent toujours possibles », souligne le professeur Ngaki.

Une analyse appuyée par le préfacier de l’œuvre, le professeur Yoka Lye, qui a indiqué que le roman de Clément est un kaléidoscope de destins croisés, percutés par les défis et les injustices de la vie urbaine.

« Le roman de Clément est un kaléidoscope de destins croisés, percutés par les défis et les injustices de la vie urbaine […] un espace de confrontation paradoxale entre le pouvoir sans limite d’une minorité et la galère de la vie chère, face à la surenchère d’une majorité d’anonymes, de quidams », a-t-il précisé.

Pour son auteur, lors de sa prise de parole, Clément Dibwe a fait savoir que :

« Chaque geste peut sauver une vie […] Nous devons être conscients de la mission qui nous incombe. Non pas pour notre propre bonheur, mais pour celui des autres. D’ailleurs, il est égoïste de vouloir à tout prix être heureux, alors qu’il est essentiel d’être utile. Le bonheur est individuel, tandis que l’utilité concerne le service que nous rendons aux autres », a fait savoir cet écrivain.

Un des participants, Richard Ali, responsable de la bibliothèque du Centre Wallonie Bruxelles, n’a pas manqué d’exprimer sa satisfaction : « J’ai beaucoup aimé l’œuvre de monsieur Dibwe. En tant que vice-président de l’Union des écrivains du Congo, je tiens à lui souhaiter la bienvenue dans l’association des écrivains en RDC. « Destins croisés » qui rejoint « Destins broyés » du professeur Yoka, ce n’est pas un hasard : cela démontre que ce roman a une destinée glorieuse. »

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Notons que « Destins croisés », suivant Clément Dibwe, était avant tout un article de presse, qui a mué en œuvre littéraire suite à une correspondance en guise de réponse adressée à l’auteur par le professeur Yoka pour ses impressions sur ledit article.

L’auteur présentera également « Destins croisés » le dimanche 5 avril prochain à la Maison du Savoir.

Cette rencontre culturelle a été marquée par une représentation scénique du roman assurée par le Collectif Tetra.

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