Intersyndicale de Santé : le gouvernement promet de libérer ce week-end, l’enveloppe de la paie complémentaire de décembre 2025

Le cabinet du président de la République, Chef de l’État, FELIX-ANTOINE TSHISEKEDI TSHILOMBO a invité ce vendredi 13 mars 2026, la délégation de l’intersyndicale du secteur de santé que dirige le coordonnateur JEAN-FIDELE BOYOO, pour échanger sur les questions qui poussent ces derniers à prendre la décision d’aller en grève sèche.

Par l’entremise de son cabinet, le chef de l’État a indiqué qu’il n’est pas d’accord à ce qu’il puisse avoir une grève dans le secteur de santé, tout simplement parce que la santé fait partie de la sécurité. Et tout en tenant compte de la situation actuelle du pays, a expliqué le Coordonnateur Jean-Fidèle Boyoo.

« Même si les agents et cadres du secteur de santé sont en colère, comme vous le constatez, mais nous tenons à informer l’opinion tant nationale qu’internationale que le cabinet du président de la République, chef de l’État, Felix-Antoine Tshisekedi nous a invités ce vendredi pour échanger sur les questions qui énervent les agents et cadres du secteur de santé, qui poussent les agents et cadres du secteur de santé à prendre une décision d’aller en grève », a dit le Coordonnateur Jean-Fidèle Boyoo.

Et d’ajouter:

« Il a été démontré que le président de la République, chef de l’État, n’est pas d’accord à ce qu’il puisse avoir une grève dans le secteur de santé, tout simplement parce que la santé fait partie de la sécurité. Et tout en tenant compte de la situation actuelle du pays sur le plan sécuritaire et sur le plan financier, il ne sera pas bon que les agents et cadres du secteur de santé déclenchent une grève, même si c’est leurs droits, même si les problèmes qui sont réels. Malgré cela, nous avons échangé. Ce qui a été retenu est que par rapport à la paie complémentaire du mois de décembre 2025, le gouvernement a souligné que ce week-end, il va libérer cette enveloppe, y compris aussi la paie ordinaire du mois de février 2026. C’est toujours ce week-end », a-t-il indiqué.

Concernant l’intégration de la paie complémentaire à la paie ordinaire, le coordonnateur a fait savoir que le gouvernement de la République a démontré qu’il lui sera difficile d’intégrer la totalité de l’enveloppe, tenant compte de la capacité de la trésorerie.

« Par rapport à l’intégration de la paie complémentaire à la paie ordinaire, le gouvernement a démontré qu’il lui sera difficile d’intégrer la totalité de l’enveloppe de la paie complémentaire tenant compte de la capacité de la trésorerie. Raison pour laquelle nous sommes mis d’accord pour qu’on puisse intégrer les nouveaux alignés qui sont payés en mode complémentaire. C’est-à-dire les alignements de 2024 et 2025. Ils seront intégrés au T2 2026 dans la paie ordinaire. Et l’enveloppe restante sera prévue pour l’intégration au T3 2026. Maintenant, il faut aussi retenir qu’il nous reste un point parmi les trois qui énerve les agents, le point lié aux banques payeuses qui ne respectent pas les AGK du secteur de santé, qui font la tracasserie humiliante », souligne Jean-Fidèle Boyoo, Coordonnateur de l’intersyndicale du secteur de santé.

Il indique par ailleurs que ce point a été planifié pour que la semaine prochaine, pour avoir un cadre de concertation afin de mettre fin à ce comportement. Jean fidèle Boyoo précise également que leur intention d’aller en grève est repoussée à une période ultérieure en attendant les éléments que le gouvernement a promis.

Lire aussi  RDC : le trouble « Autisme » désormais une question de Santé Publique grâce à l'Asbl NLC qui mène un plaidoyer pour sa prise en charge

Ce coordonnateur renchérit en disant que si cela n’est pas pris en compte, les agents et cadres du secteur de santé auront encore une fois raison de plus pour maintenir leurs décisions. « Nous estimons que ce que le gouvernement a promis nous fera aussi quelque chose de bien. Continuons le travail, continuons à revendiquer, continuons nos démarches tout en respectant les principes d’un état des droits » a-t-il dit à ses camarades.

BLAISE BAYOMBO

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *