RDC : la situation de l’enfant et des humanitaires au menu des échanges entre Judith Suminwa et la délégation de l’UNICEF
Les situations de l’enfant, des populations vulnérables, et les récentes frappes du 11 mars dernier ayant emporté des vies humaines, étaient au centre des échanges entre la cheffe du gouvernement congolais JUDITH SUMINWA TULUKA et la délégation de l’UNICEF (Fonds des Nations-Unies pour l’enfance) ce lundi 16 mars 2026 à la primature située à Kinshasa.
Au cours de cette rencontre, la nécessité de soutenir le moral des équipes de l’UNICEF a été évoquée par les deux parties. Vendredi 13 mars dernier, le gouvernement avait annoncé l’ouverture d’une enquête judiciaire à la suite de la mort de Karine Buisset, ressortissante française et membre du personnel de cette structure onusienne, ainsi que de deux autres personnes.
« Nous avons eu l’occasion d’échanger avec la première ministre sur le moral de l’équipe de l’UNICEF qui traverse actuellement certaines difficultés rencontrées la semaine dernière. Le moral est au beau fixe, mais il reste nécessaire de continuer à encourager l’équipe. En tant que directeur régional, je suis venu soutenir cette équipe pendant ces moments sensibles », a indiqué Gilles Fagninou, le directeur régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre de l’UNICEF.
La situation de l’enfant en RDC n’était pas en reste. Le directeur régional a relevé les progrès enregistrés par le gouvernement et ses partenaires, en insistant sur la nécessité de poursuivre les efforts, notamment à travers des mécanismes financiers innovants pour renforcer l’appropriation de ces programmes par les autorités nationales.
« Quant à la Première ministre, elle nous a rassurés sur son engagement. Elle demeure un soutien actif des filles, des adolescentes et des enfants de la RDC en général. Nous avons été impressionnés par sa connaissance approfondie de ces sujets », a-t-il déclaré.
En 2024, l’UNESCO estimait à 97 pour cent la proportion d’enfants incapables de lire et de comprendre un texte adapté à leur âge, à 10 ans, constituant ainsi une pauvreté éducative.
Cela s’expliquait, selon l’UNESCO, par le fait que 122 % des enfants inscrits à l’école primaire pourraient avoir un faible niveau d’apprentissage. Les statistiques de l’UNESCO à la même période, indiquaient que le taux d’achèvement de l’enseignement primaire était de 79 % en 2021 pour les filles et de 86 % pour les garçons.
