Conférence des présidents des sénats d’Afrique : à Rabat, Sama Lukonde martèle sur le retour de la paix dans l’Est de la RDC

Jean-Michel Sama Lukonde, speaker de la chambre haute du parlement congolais qui a pris part ce mercredi 08 avril à la première conférence annuelle des présidents des Sénats d’Afrique à Rabat (Maroc), a porté un message sans détour devant ses pairs : la paix en RDC passe désormais par une pression collective pour faire respecter les engagements internationaux.

Dans un contexte marqué par la persistance des violences dans l’Est du pays, le président du Sénat congolais a choisi de déplacer le débat au niveau continental. Plutôt que de se limiter à un constat, il a invité les institutions parlementaires africaines à jouer un rôle plus actif, en exigeant des parties concernées l’application effective des accords de paix conclus ces dernières années.

Au-delà des textes signés, c’est leur mise en œuvre qui pose problème, a-t-il laissé entendre. Car, selon lui, l’instabilité actuelle trouve en partie son origine dans le non-respect répété des engagements pris sur la scène internationale, notamment dans les processus diplomatiques impliquant la RDC et le Rwanda.

L’appel à une pression africaine coordonnée

Face à ses homologues, Sama Lukonde a défendu l’idée d’une Afrique plus engagée dans la résolution de ses propres crises. Il a ainsi plaidé pour que les Sénats du continent ne restent pas en marge, mais deviennent des relais d’influence capables de peser sur les décisions politiques et diplomatiques.

En toile de fond, la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC demeure préoccupante.
Kinshasa continue d’accuser Kigali de soutenir des groupes armés, dont l’AFC/M23, un point de tension majeur dans les relations entre les deux pays. Une réalité qui, selon les autorités congolaises, compromet sérieusement les efforts de stabilisation.

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Pour le président du Sénat, il ne peut y avoir de démocratie solide sans sécurité. Les conflits armés, a-t-il insisté, affaiblissent les institutions et fragilisent les acquis démocratiques, rendant indispensable une réponse collective et coordonnée à l’échelle africaine.

Cette rencontre de Rabat a également permis de dégager une lecture partagée des enjeux du continent.

Nadège Kamulangu

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