Publication de l’ouvrage intitulé « Communication politique : partage d’information pour la conquête et l’exercice du pouvoir », Colette TSHOMBA dévoile sa face cachée de l’écrivaine

S’inscrivant dans une volonté de la théorisation rigoureuse d’un champ souvent perçu sous l’angle du pragmatisme électoraliste, l’honorable Colette Tshomba Ntundu, a participé activement à la rédaction d’un ouvrage intitulé « Communication politique : partage d’information pour la conquête et l’exercice du pouvoir », en connivence avec le professeur Anselme Banieki Tazi.

Structuré en six chapitres, le livre aborde respectivement les notions des acteurs (1), des théories en communication politique (2), des types de communication politique (3), du discours politique (4), de la circulation de l’information politique (5) et celle de l’élaboration des politiques publiques.

L’intérêt majeur de cette contribution réside dans l’identification d’une triangulation discursive permanente au sein de l’espace public : l’idéologie (portée par le politique), l’information (gérée par le journaliste) et la communication au sens de mesure (incarnée par les sondages et l’opinion), soulignant ainsi les tensions structurelles de l’espace public (p11). Cette approche permet de sortir d’une vision binaire pour embrasser la complexité des rapports de force symboliques.

Colette Tshomba et le professeur Anselme Banieki Tazi consacrent une part substantielle de leur réflexion à la définition des forces en présence. Ils opèrent une distinction conceptuelle essentielle entre la nationalité, simple lien juridique unissant l’individu à l’État, et la citoyenneté, entendue comme une « qualité » active. Le citoyen est ici réhabilité comme le premier acteur de la démocratie, doté de droits et de devoirs qui le placent au cœur de la gestion de la Res Publica.

Ce livre analyse les partis politiques comme des associations organisées autour d’idéologies. La typologie proposée (mono, bi et multipartisme) permet de comprendre comment la structure même de la compétition politique influence la nature des messages produits.

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Enfin, l’introduction des groupes de pression dans l’analyse vient compléter ce tableau : contrairement aux partis qui visent l’intérêt général (ou du moins le pouvoir global), ces groupes agissent par le biais de la défense d’intérêts sectoriels, introduisant ainsi une dimension de lobbying que les auteurs approfondissent plus loin.

Il convient de signaler que la conclusion de cet ouvrage, lie la communication à l’action concrète : l’élaboration des politiques publiques. Ces dernières sont présentées comme une réponse aux conflits sociaux, mais une réponse qui doit impérativement être médiatisée pour exister.

Les auteurs montrent comment l’actualité, par son travail de sélection et de dramatisation, transforme des faits sociaux en enjeux politiques majeurs.

BLAISE BAYOMBO

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