Urgent : « le regret individuel que vous exprimez n’est donc nullement un fait d’État » (Réponse de l’ambassadeur PCA Jean Thierry Monsenepwo à Tibor Nagy)

*Exclusivité: RÉPONSE DE L’AMBASSADEUR – PCA JEAN THIERRY MONSENEPWO À TIBOR NAGY*.

*Monsieur Tibor Nagy,*

Avant toute chose, il convient de faire une distinction essentielle que tout diplomate expérimenté connaît parfaitement : une opinion individuelle, même exprimée par un ancien responsable américain, ne constitue ni une doctrine d’État ni la position officielle des États-Unis d’Amérique.

L’administration américaine actuelle travaille en étroite collaboration avec la République Démocratique du Congo sur des questions stratégiques majeures : sécurité régionale, stabilité des Grands Lacs, investissements, minerais stratégiques, coopération économique et paix durable. À aucun moment Washington n’a exprimé un quelconque “regret” institutionnel vis-à-vis du Président Félix Tshisekedi. Bien au contraire, les relations entre nos deux États se sont renforcées ces dernières années.

Le Président Félix Tshisekedi est d’ailleurs régulièrement présenté avec considération par plusieurs responsables américains, y compris par le Président Donald Trump lui-même, qui voit en la RDC un partenaire stratégique majeur au cœur de l’Afrique. Le regret individuel que vous exprimez n’est donc nullement un fait d’État. Et permettez-moi de penser qu’il repose probablement sur des données incomplètes, biaisées ou insuffisamment contextualisées.

En diplomatie comme en droit international, les États souverains ne gouvernent pas sous tutelle d’anciens responsables étrangers, fussent-ils anciens sous-secrétaires d’État américains. La République Démocratique du Congo n’est ni un protectorat ni une dépendance idéologique. Le peuple congolais choisit librement son destin et ses dirigeants.

Vous affirmez aujourd’hui regretter votre soutien à Félix Tshisekedi. Mais l’Histoire, elle, retiendra autre chose : celle d’un Président qui a eu le courage d’affronter de face une guerre injuste imposée à notre pays depuis près de 30 ans, là où beaucoup avant lui avaient choisi le silence, les compromis ou la soumission.

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Le Président Félix Tshisekedi n’a pas hérité d’un pays en paix. Il a trouvé une nation infiltrée, affaiblie par les mixages, les brassages, les prédations extérieures et les complicités internes. Pourtant, malgré cette guerre imposée par le Rwanda et ses relais, il a maintenu l’unité nationale et replacé la question congolaise au centre de l’agenda diplomatique mondial.

Sous son leadership :
— des dizaines de millions d’enfants congolais ont accédé gratuitement à l’éducation grâce à la gratuité de l’enseignement ;
— le budget national est passé d’environ 4 à plus de 22 milliards de dollars ;
— les réserves de change ont atteint des niveaux historiques ;
— les salaires des policiers, militaires et fonctionnaires ont été revalorisés ;
— la RDC est devenue l’une des économies les plus résilientes d’Afrique subsaharienne ;
— des infrastructures émergent jusque dans les territoires longtemps abandonnés.

Voilà les faits. Et en droit international, les faits sont têtus.

Quant au débat constitutionnel évoqué par le Président de la République, il relève exclusivement de la souveraineté interne du peuple congolais. Aucun texte international n’interdit à une Nation de réfléchir à l’évolution de ses institutions selon ses ambitions historiques. La démocratie, ce n’est pas figer les peuples ; c’est leur permettre de débattre librement de leur avenir.

Le Congo n’a pas besoin de regrets étrangers. Il a besoin de respect. Et ladministration américaine nous la rend bien et le peuple  congolais en est reconnaissant.

Et nous n’avons aucun regret à soutenir un Président qui aura eu le mérite historique de défendre la souveraineté congolaise, de restaurer l’autorité de l’État et de replacer l’espoir au cœur de la Nation.

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Ambassadeur PCA Jean Thierry Monsenepwo

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