AFDC : Armand Michel Munkulu engage une offensive contre le comité de crise créé par Otto BAHIZI et Thierry BETU, en réaffirmant l’autorité de BAHATI LUKWEBO

Armand Michel Munkulu, cadre et communicateur de l’Alliance des Forces Démocratiques du Congo (AFDC), est monté au créneau pour dénoncer ce qu’il qualifie d’« usurpation » du parti dirigé par Modeste Bahati Lukwebo.

Dans une déclaration, Armand Michel Munkulu a contesté l’existence du « comité de crise » mis en place au sein de l’AFDC. Selon lui, cette structure n’a aucune base légale dans les textes du parti.

« Ce pseudo « comité de crise » n’a aucune existence légale. Aucun agrément, aucun cadre juridique. Ses animateurs sont en fuite et visés par l’Avis de recherche n°4160 émis par le Parquet général près la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe pour faux, usage de faux et usurpation. Leur seul « congrès » s’est tenu dans un salon privé, cachets contrefaits à l’appui. Le droit congolais ne négocie pas avec la contrefaçon », a-t-il déclaré.

Le communicateur de l’AFDC a également dénoncé les accusations portées contre Modeste Bahati Lukwebo, notamment celles faisant état d’une prétendue collusion avec des forces hostiles à la République et de la détention d’un passeport étranger.

« En accusant sans la moindre preuve l’Honorable Modeste Bahati Lukwebo, Président honoraire du Sénat et pilier de l’Union Sacrée de la Nation, de collusion avec des forces hostiles à la République et de détention d’un passeport étranger, ces individus franchissent la ligne rouge de la haute trahison et de la dénonciation calomnieuse », a-t-il soutenu.

Soutien à l’effort de guerre

Armand Michel Munkulu a fait savoir que l’AFDC, sous le leadership de Modeste Bahati Lukwebo, est le premier parti à avoir, selon lui, financé et soutenu politiquement l’effort de guerre des FARDC dans l’Est du pays.

« Attaquer Bahati sur ce terrain, c’est insulter la mémoire de nos soldats tombés au front. C’est intolérable et nous ne le tolérerons plus », a-t-il déclaré.

Il estime que cette démarche constitue une tentative de positionnement politique en perspective du Dialogue national convoqué par le Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.

« Leur but est clair : exister politiquement en vue du Dialogue national convoqué par le Chef de l’État, Son Excellence Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Ne disposant d’aucune base, ils tentent de monnayer le sigle AFDC », a-t-il affirmé.

Un délai de 48 heures

Lire aussi  « Révision ou Changement de la Constitution : la souveraineté du Peuple au-dessus des textes »[26e Tribune de Jean Thierry Monsenepwo]

Armand Michel Munkulu a demandé à l’opinion nationale et internationale ainsi qu’aux partenaires diplomatiques et institutionnels de ne pas traiter, selon ses termes, avec les « usurpateurs ».

« Un délai de 48 heures leur est accordé pour retirer ce document diffamatoire et présenter des excuses publiques. Passé ce délai, la Direction politique nationale saisira la justice pénale pour diffamation, faux et atteinte à la sûreté intérieure de l’État », a-t-il annoncé.

Il a assuré que l’AFDC reste « une, indivisible et debout derrière son Autorité morale, l’Honorable Modeste Bahati Lukwebo, et loyale à l’Union Sacrée de la Nation ».

Le comité de crise contesté

Armand Michel Munkulu a fait savoir que la création d’un comité de crise n’est prévue ni dans les statuts ni dans le règlement intérieur de l’AFDC.

Il a ainsi appelé Thierry Betu et Otto Bahizi à prendre connaissance des textes du parti avant de prendre des initiatives au nom de l’AFDC.

« Prenez connaissance du statut de l’AFDC et du règlement intérieur au lieu d’inventer des choses qui n’existent que dans leur stratégie », a-t-il lancé.

Armand Michel Munkulu a également évoqué un document présenté comme une décision du nouveau procureur général près la Cour d’appel de Kinshasa/Matete, qui aurait retiré un avis de recherche visant Otto Bahizi, Thierry Betu et Shetebo Kavulira.

Selon lui, ce document suscite des interrogations sur une éventuelle instrumentalisation de la justice.

Il affirme cependant que l’avis de recherche du Parquet général près la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe ainsi que les mandats d’amener et de comparution visant les personnes citées demeurent valables.

Lire aussi  Kinshasa : Constant Mutamba en meeting populaire sur les enjeux de l'heure ce 1er février au terrain Assossa

« Nous continuons de faire confiance à notre justice. Leur localisation étant présentement connue, nous avons la certitude qu’ils seront bientôt dans le filet de la justice », a-t-il déclaré.

Bahati Lukwebo réélu à la tête de l’AFDC, selon Munkulu

Armand Michel Munkulu a rappelé que Modeste Bahati Lukwebo a été réélu à la tête de l’AFDC pour un mandat de cinq ans.

Il affirme qu’aucun arrêté ministériel n’a, à ce jour, annulé le congrès ayant conduit à cette réélection.

« Qu’ils nous brandissent un seul arrêté ministériel annulant ce Congrès. Ça n’existe pas. Le ministère de l’Intérieur n’a jamais invalidé le Congrès de l’AFDC tenu régulièrement comme le relatent les usurpateurs sur des médias », a-t-il soutenu.

Il estime ainsi que l’invitation adressée à Modeste Bahati Lukwebo par le vice-Premier ministre de l’Intérieur, en sa qualité, selon lui, d’« Autorité morale et Président statutaire du parti », est conforme à la loi.

« Il était tout à fait normal que le VPM de l’Intérieur donne une invitation officiellement au Professeur Modeste Bahati en sa qualité d’Autorité morale et Président statutaire du parti, ce qui est de droit, légitime et conforme à la loi pour un État de droit », a-t-il conclu.

Des avis de recherche

Ces déclarations interviennent alors que deux avis de recherche du Parquet général près la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe sont présentés comme des éléments à l’appui des accusations formulées par Armand Michel Munkulu.

Le premier avis de recherche, daté du 7 avril 2026, concerne Otto Bahizi Clovis. Le document demande aux services compétents de le rechercher activement, celui-ci étant présenté comme étant « sans adresse connue à Kinshasa ».

Lire aussi  Corneille NANGAA gagne deux prix Nobel : celui du mensonge et de la contradiction [ Réflexion de Jean Thierry MONSENEPWO ]

Il est poursuivi, selon le document, pour faux et usage de faux ainsi qu’escroquerie, faits prévus et punis par les articles 124 et 126 ainsi que 98 du Code pénal, Livre II.

Le deuxième avis de recherche concerne Maurice Kambale Lumbu Lumbu, également présenté comme étant sans adresse connue à Kinshasa. Le document mentionne les mêmes infractions de faux et usage de faux ainsi qu’escroquerie.

Les deux avis de recherche portent la signature du procureur général Jean Placide Lusamba M’Bombola et sont transmis notamment à la Direction générale des migrations, à la Police nationale congolaise, à la Police judiciaire ainsi qu’au bureau central national d’Interpol.

Ces avis de recherche viennent ainsi s’ajouter aux éléments avancés par Armand Michel Munkulu dans le conflit qui oppose les différentes tendances autour de la direction de l’AFDC.

Joël Musema

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *