À Genève, Judith Suminwa porte la vision d’une gouvernance minière responsable au service de la paix

La Première Ministre de la République démocratique du Congo, Judith Suminwa Tuluka, mène depuis ce jeudi une mission stratégique à Genève, au cœur des discussions internationales sur les minerais critiques. Accompagnée de plusieurs membres du gouvernement, dont les ministres des Mines, de la Justice et de la Communication, elle engage la RDC dans une diplomatie offensive pour faire valoir un nouveau modèle de gouvernance minière : transparent, responsable et porteur de paix.

À peine sortie d’un marathon parlementaire à Kinshasa pour défendre le projet de loi de finances 2026, Judith Suminwa démontre par cette présence à Genève sa détermination à repositionner la RDC comme acteur central sur l’échiquier économique et géopolitique mondial. Accueillie par les diplomates congolais accrédités en Suisse, la Cheffe du Gouvernement place cette visite sous le signe de l’action et de la souveraineté.

Pour une traçabilité intégrale des minerais congolais

Point d’orgue de cette mission : une réunion de haut niveau au Centre pour le Dialogue Humanitaire, réunissant acheteurs internationaux, investisseurs et partenaires au développement. Objectif : co-construire un système renforcé de traçabilité des minerais, en particulier les « 3T » (étain, tungstène, tantale), afin de stopper les circuits de contrebande alimentant l’insécurité dans l’Est du pays et la fraude fiscale au détriment du trésor public.

Cette initiative est au cœur du Pilier I du Programme d’Actions du Gouvernement 2024-2028, qui vise à faire du secteur minier un moteur d’emplois, de croissance inclusive et de pouvoir d’achat pour les Congolais. Elle marque un tournant dans la stratégie nationale : faire des ressources naturelles un outil de stabilité régionale et de souveraineté économique.

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Un plaidoyer politique et éthique à la Chambre de commerce de Genève

Ce message a été porté lors d’une conférence publique à la Chambre de Commerce, d’Industrie et des Services de Genève (CCIG). Sous le thème : « Investissements dans les minerais critiques en Afrique centrale : menace pour la stabilité ou opportunité pour la paix ? », Judith Suminwa a exposé la vision du Président Félix Tshisekedi : transformer le potentiel minier congolais en levier de développement durable, loin des logiques extractivistes héritées du passé.

Devant un parterre de décideurs, d’experts et d’industriels, elle a réaffirmé l’engagement du gouvernement à garantir un approvisionnement responsable, légal et équitable. La Première Ministre a également invité les investisseurs à participer à cette transition en s’impliquant dans un modèle fondé sur la transparence, la redevabilité et le respect des droits humains.

Cette offensive diplomatique s’est accompagnée d’un entretien avec Volker Türk, Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, et d’une table ronde avec des entreprises suisses. Ces échanges traduisent une approche multidimensionnelle : renforcer la gouvernance économique tout en consolidant les engagements de la RDC en matière de droits humains et d’État de droit dans les zones minières.

Vers une nouvelle souveraineté minière congolaise

Judith Suminwa n’est pas venue à Genève pour une simple vitrine diplomatique. Sa présence incarne une RDC en mutation, qui ne veut plus être perçue comme un réservoir à ciel ouvert de matières premières, mais comme un État souverain, capable d’imposer des règles claires, justes et profitables à sa population.

Ce déplacement stratégique est aussi un signal fort envoyé à la communauté internationale : la RDC veut redevenir maîtresse de ses ressources, bâtir des partenariats équilibrés, et inscrire ses richesses dans une logique de paix durable et de transformation sociale.

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À travers cette mission, c’est toute une diplomatie économique et éthique qui s’exprime, celle d’un pays en reconstruction, porté par une gouvernance audacieuse, incarnée par la première femme à la tête du gouvernement congolais.

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