Ebola : « la particularité de cette épidémie tient aux symptômes observés, qui peuvent ressembler à ceux du paludisme : fièvre, maux de tête, diarrhée et vomissements » [Roger Kamba]
La particularité de cette épidémie 17e épidémie de la maladie à virus Ebola qui frappe la République Démocratique du Congo, tient notamment aux symptômes observés, qui peuvent ressembler à ceux du paludisme : fièvre, maux de tête, diarrhée et vomissements. Cette similitude peut rendre l’identification plus difficile et nécessite des analyses spécifiques pour confirmer les cas.
Cette annonce a été faite ce vendredi 7 août 2026 par le Ministre ayant la charge de la Santé Publique, Hygiène et Prévoyance Sociale en République Démocratique du Congo à savoir le Docteur Samuel-Roger Kamba, lors de son passage dans une Radio de la place.
« La République Démocratique du Congo (RDC) fait face à sa 17e épidémie de la maladie à virus Ebola, quelques mois seulement après la fin de la précédente épidémie. Les premières analyses ont permis d’identifier un virus différent du variant Ebola Zaïre habituellement rencontré dans le pays : le virus Ebola Bundibugyo », a indiqué le Dr Samuel-Roger Kamba au cours d’une interview accordée à nos confrères de la Radio Top Congo.
Et d’ajouter :
« La particularité de cette épidémie tient notamment aux symptômes observés, qui peuvent ressembler à ceux du paludisme : fièvre, maux de tête, diarrhée et vomissements. Cette similitude peut rendre l’identification plus difficile et nécessite des analyses spécifiques pour confirmer les cas », a-t-il dit.
Ce membre du Gouvernement Suminwa précise que les équipes de santé renforcent ainsi la surveillance et les investigations afin de mieux identifier les cas, comprendre la propagation de cette épidémie et adapter la riposte au contexte actuel. Il note également que la maladie à virus Ebola reste présente dans certaines communautés, alors que plusieurs centres de prise en charge disposent encore de capacités d’accueil. Cette situation s’explique notamment par le fait que certains malades se rendent vers les structures de santé en retard.
Face à cette situation, le Ministre de la Santé souligne que le signalement rapide de tout cas suspect et le recours aux structures de santé restent essentiels pour permettre aux équipes d’identifier les malades, suivre les contacts et renforcer la riposte. Pour lui, la propagation de la maladie à virus Ebola en Ituri et dans les provinces voisines s’inscrit dans un contexte particulier qui rend la riposte plus complexe.
BLAISE BAYOMBO
