Frappes américano-israéliennes en Iran : l’ayatollah Ali Khamenei, « le guide suprême » meurt samedi à Téhéran
Des frappes menées conjointement par les États-Unis d’Amérique et Israël en Iran samedi 28 février ont coûté la vie de l’ayatollah Ali Khamenei, à Téhéran. Le président américain annonçait antérieurement le lancement de « fureur épique », une offensive militaire américaine en Iran.
Dans un message-vidéo, Donald Trump révélait son intention de « réduire à néant la marine de l’Iran », « détruire les missiles et en raser les industries », en appelant le peuple iranien à « s’emparer du pouvoir ».
Le président américain Donald Trump annonçait, avec joie, plus tard samedi le décès du guide suprême iranien avant une longue rétention de cette information côté iranien. C’est aux petites heures du matin, 3 heures (heure de Kinshasa) que la télévision nationale iranienne confirme la nouvelle du décès d’Ali Khamenei, en indiquant que le pays passera une période de 40 jours de deuil national et 7 jours fériés.
L’agence IRNA rapporte que l’Iran sera dirigé temporairement par le président iranien, le chef du pouvoir judiciaire et un membre du conseil des gardiens de la Constitution.
Ali Sayyed Khamenei meurt à l’âge de 86 ans, selon les médias officiels iraniens, suite aux frappes aériennes menées conjointement par les États-Unis d’Amérique et l’Israël samedi 28 février 2026 détruisant sa résidence au centre de Téhéran.
Près de 4 décennies, l’ayatollah et guide suprême de la Révolution islamique œuvrait dans l’idéal de faire de l’Iran chiite une puissance régionale, rivalisant avec les États sunnites du Golfe, tout en entretenant une rivalité avec les États-Unis d’Amérique et en réprimant toute tentative de réforme.
Succédant à l’ayatollah Rouhollah Khomenei, fondateur de la République islamique d’Iran, Ali Khamenei était en place depuis 1989, et exerçait son autorité sur toutes les branches du gouvernement, l’armée et le pouvoir judiciaire. Aucune politique d’envergure, en particulier celle qui concerne les États-Unis d’Amérique, n’était mise en œuvre sans son approbation explicite.
La « flexibilité héroïque », concept évoqué la première fois en 2013 par Ali Khamenei, permettait de faire des compromis, et se montrant toujours prêt à négocier lorsque la survie de la République islamique était en jeu.
En 2015, il avait donné son approbation pour la conclusion d’un accord entre l’Iran et six puissances mondiales pour restreindre le programme nucléaire de Téhéran en échange d’un allègement des sanctions imposées au pays. Cela lui a permis de raffermir sa mainmise sur le pouvoir.
Le président américain avait mis en garde l’Iran à de nombreuses reprises contre une action militaire si des pourparlers visant à freiner les ambitions nucléaires de Téhéran n’aboutissaient pas. Le 17 février de l’année en cours, date du second cycle de négociations achevé sans accord, les États-Unis d’Amérique ont renforcé leur présence autour de l’Iran, en déployant leurs plus importants moyens militaires au Moyen-Orient.
Téhéran affirmait que son programme nucléaire était purement pacifique et civil, mais l’Occident soupçonnait un développement clandestin d’armes et Israël y voit une menace existentielle.
« Un ayatollah, signifiant «signe de Dieu», est l’un des titres les plus élevés décernés à un membre du clergé chiite. »
En autre, « les ayatollahs sont les chefs et les docteurs considérés comme des experts de l’islam dans les domaines de la jurisprudence, de l’éthique, de la philosophie ou du mysticisme. Ils enseignent la plupart du temps dans des écoles islamiques. »
