« Les fosses d’Uvira et le ciel de Bangoka : Ne laissons pas l’inhumain devenir normal »[83e Tribune de l’Ambassadeur PCA Jean Thierry Monsenepwo]

Il y a des chiffres qui dépassent la statistique. Ils deviennent des silences lourds. À Uvira, deux sites de fosses communes ont été découverts:

À Kavinvira : 121 corps.
À Kilomoni : 30 corps.

151 êtres humains.

Pas des numéros.
Des pères.
Des mères.
Des enfants.
Des visages aimés.

On ne peut pas s’habituer à cela.
On ne doit jamais s’y habituer.

Derrière ces 151 corps, il y a 151 maisons plongées dans le noir. 151 familles qui attendent un retour qui ne viendra plus. 151 prières suspendues.
Peu importe les discours. Peu importe les camps. Une fosse commune n’a pas d’argument politique. Elle n’a que le silence et la terre retournée. Cette découverte macabre a été faite par nos vaillants soldats. À uvira, après le départ des terroristes de la coalition Kigali-RDF-AFC-m23-sauvons le Rwanda. Selon un témoignage, des civils ont été assassines en masse pour avoir refusé de rejoindre la cause perdue de ces terroristes assoiffés de sang. Un acte barbare à ciel ouvert, pour des gens qui prétendent libérer. Libérer qui de quoi ?
Cette coalition n’apporte que la mort…

Et pendant que l’Est pleure, le ciel lui aussi a tremblé.

À l’Aéroport de Bangoka, quatre drones kamikazes ont été lancés.
Des drones envoyés depuis Goma par la coalition terroriste Kigali-RDF-AFC-m23-sauvons le Rwanda.
Pas deux mais Quatre. (4).
À 15h48.
À 17h30.
À 19h30.
À 19h48.

Quatre tentatives. Quatre instants où le destin aurait pu basculer.

Un aéroport civil. Un lieu où des familles s’embrassent, où des enfants regardent les avions avec des étoiles dans les yeux, où des mères attendent un fils, où des étudiants rentrent chez eux.

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Heureusement, le système anti-drone installé a neutralisé la menace.

Mais posons-nous la question qui dérange :
Que se serait-il passé si ces engins avaient atteint leur cible ?

Pour ces terroristes de la coalition , le but n’est pas seulement militaire. Le but est de faire peur. Le but est de tuer pour tuer. Le but est de banaliser la mort.
De rendre l’inhumain ordinaire.

Face à cela, il y a une nécessité simple et vitale : protéger les civils.

Les Forces armées de la République démocratique du Congo ne sont pas seulement une institution. Elles sont, pour beaucoup de villages, le dernier rempart entre la vie et l’horreur.

Protéger un civil, ce n’est pas défendre un camp. C’est défendre la vie.

Nous devons soutenir toute action qui empêche qu’un autre enfant soit jeté dans une fosse.
Toute action qui empêche qu’un autre aéroport devienne un champ de ruines. Nous devons être derrière nos FARDC, et le commandant en chef son Excellence Félix Tshisekedi. Qui aujourd’hui est le seul à mettre fin à cette aventure meurtrière qui ne dure que depuis trop longtemps.

Cette tribune n’est pas un cri de colère.
C’est un appel à la conscience.
Ne normalisons pas les fosses communes. Ne banalisons pas les drones kamikazes que ces terroristes utilisent et lancent sur des civils de manière aveugle et barbare.
Ne laissons pas la fatigue nous rendre indifférents.
Chaque Congolais, où qu’il soit, doit ressentir que ce qui s’est passé à Uvira le concerne.
Que ce qui a failli se produire à Bangoka aurait pu frapper n’importe quelle ville.
La barbarie progresse quand les cœurs se ferment.
Elle recule quand les consciences se lèvent.
151 vies à Uvira.
Quatre drones à Bangoka.

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Ce ne sont pas seulement des faits.
Ce sont des avertissements.

Que notre humanité soit plus forte que la peur. Que notre solidarité soit plus forte que la terreur.

La 83ᵉ Tribune.

Pca- ambassadeur Jean Thierry Monsenepwo

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