Mars 2026-Femme de valeur : Colette TSHOMBA, citoyenne engagée dans le combat pour la promotion des droits de la Femme congolaise
Colette TSHOMBA NTUNDU est une journaliste de profession et femme politique par passion pour son pays la République Démocratique du Congo. À côté de ces deux casquettes principales, elle est également Chef de Travaux à l’Institut Facultaire des Sciences de l’Information et de la Communication (IFASIC) dans la capitale congolaise.
Appelée affectueusement la reine de la FUNA qui est sa circonscription électorale, l’honorable Colette TSHOMBA adore enseigner et elle est cheffe d’entreprise, à la fois dans son domaine de formation c’est-à-dire le journalisme et dans d’autres secteurs d’activités. Cette entrepreneure a ainsi fondé et lancé un journal quotidien, (UHURU) et un magazine féminin (AWA) depuis plusieurs années.
Son parcours professionnel, commence alors qu’elle était encore aux études au sein de ce qui était avant l’ISTI et aujourd’hui IFASIC. Elle a été sélectionnée après une série de test pour intégrer l’OZRT actuellement RTNC en qualité de téléspeakerine. Ensuite, elle a poursuivi ses études et gravi les échelons au sein de la rédaction. Colette Tshomba a fait ce qui est l’essence même du métier de journaliste, les reportages, les interviews, avant de présenter le journal TV de 20 heures au milieu des années 1990.
Elle a travaillé pour la chaîne nationale jusqu’au début des années 2000, mais également dans plusieurs médias en France et en Afrique du Sud. Au moment des négociations politiques de Sun City en 2002, auxquelles elle a pris part en tant que journaliste, la reine de la FUNA a décidé de fonder son propre media, c’est le journal Uhuru, avant de lancer le magazine AWA.
Par la suite, cette dernière a fait ses premiers pas en politique, en faisant partie des députés nationaux cooptés pour la période de Transition (2003-2006) pour le compte de la société́ civile. A l’époque, les députés avaient été choisis par le pouvoir politique car il n’y avait pas eu d’élections depuis des années.
Elle a été par la suite élue députée nationale pour les législatives de 2006, 2011, et 2018 dans la circonscription de la FUNA. Vers les années 2007, Colette Tshomba avait occupé le poste de Vice-ministre en charge des Congolais de l’Étranger.
Au cours de la législature de 2018 à 2023, elle a été élue rapporteur adjoint au sein du bureau de l’Assemblée nationale. Cette élue de la FUNA a occupé également d’autres fonctions comme membre du conseil d’administration de la CVM (La Congolaise des Voies Maritimes).
Pour remonter plus loin, Colette Tshomba avait pris part aux consultations nationales appelées « MOBUTU – PEUPLE », alors qu’elle était encore étudiante, et ce dès 1990. Et plus tard, en 1997, elle a travaillé comme conseillère en matière de communication du général Mayele, alors vice-premier ministre en charge de la Défense et la Sécurité nationale et chef d’État-major général des Forces Armées Zaïroises.
Aujourd’hui Colette Tshomba est considérée comme une femme de presse, engagée en politique, et comme enseignante par vocation, car elle aime d’abord apprendre soi-même et transmettre aux autres. Elle partage son savoir avec ses étudiants, futurs cadres et décideurs. Ce qui est un service qu’elle rend à la communauté.
Citoyenne et engagée dans le combat pour la promotion des droits de la Femme, COCO TSHOMBA est membre fondatrice de deux ONG de développement. La première, SOLPAT, qui vise à apporter un soutien matériel, financier et environnemental à la population. Et la deuxième, « MAMA NDE MOBATELI » qui a pour but d’aider les femmes, à atteindre l’autonomisation, avec l’octroi des micro-crédits, des formations pour la gestion quotidienne de leurs revenus et la formation professionnelle dans divers métiers (informatique, l’artisanat, l’esthétique, etc.).
Au sein de la SOLPAT, le travail est sur le segment du développement communautaire. Il y a l’encadrement de la population défavorisée ou démunies notamment les filles mères, les orphelins, les veuves, les malades etc. Avec ce groupe cible, l’accent est mis sur le plan social, psychologique, sanitaire, éducationnel ainsi que les objectifs du développement.
Tandis qu’au sein de l’ONG « MAMA NDE MOBATELI » le travail est plus spécifiquement sur l’autonomisation des femmes, pour les aider à sortir de la pauvreté, avec l’octroi des micro-crédits afin que ces dernières lancent dans une activité de survie. Il y aussi l’encadrement dans la gestion de leurs finances et l’organisation de leurs ressources.
À côté de ces activités, « MAMA NDE MOBATELI » dispose d’un Centre de Formation Professionnelle, lequel organise des formations professionnelles dans divers domaines tel que la fabrication des sacs artisanaux, des yaourts, comment faire des Make-up, l’initiation à l’informatique ou à l’audio-visuel.
BLAISE BAYOMBO
