RDC : aucune négociation avec l’agresseur ou ses supplétifs, voici les lignes rouges du Dialogue national convoqué par Félix Tshisekedi
Le Président de la République Démocratique du Congo, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a officiellement annoncé la convocation du Dialogue national en République Démocratique du Congo. Le Chef de l’État congolais a fait cette annonce lors de son adresse à la nation ce jeudi.
Lors de l’annonce de la tenue du Dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a souligné des lignes rouges : aucune négociation avec l’agresseur ou ses supplétifs, aucune remise en cause des résultats des élections de 2023, aucune suspension des institutions, qui poursuivront leurs mandats jusqu’aux échéances constitutionnelles.
Le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, a déclaré que la patrie interdit aux Congolais de se déchirer. « Si la démocratie nous autorise à nous opposer, la patrie, elle, nous interdit de nous déchirer », a-t-il dit.
Le dialogue national prendra une nouvelle forme. Ces assises seront organisées dans les 26 provinces ainsi que lors des assises nationales. Le dialogue réunira autour de la table la majorité, l’opposition, les élus, la société civile, les confessions religieuses, les autorités coutumières ainsi que les milieux économiques, professionnels, universitaires et scientifiques.
Félix Antoine Tshisekedi très ferme face à l’agression
Outre la question du dialogue, le Président de la République est revenu dans son adresse sur l’agression de la République Démocratique du Congo par le Rwanda. Le chef de l’État congolais a affirmé qu’aucune revendication ni blessure ne peut justifier le recours aux armes, l’occupation du territoire ou le pillage des ressources nationales.
« Reconnaître nos faiblesses, ce n’est pas absoudre ceux qui agressent notre pays. Interroger nos erreurs, ce n’est pas relativiser l’occupation d’une partie de notre territoire », déclare Félix Tshisekedi.
Dans son adresse, le chef de l’État a notamment exigé le retrait complet et vérifiable des forces étrangères non invitées, la fin de tout soutien aux groupes armés, le démantèlement des administrations parallèles, le rétablissement intégral de l’autorité de l’État, et le retour sécurisé et digne des populations déplacées.
Félix Antoine Tshisekedi a par ailleurs rendu un vibrant hommage aux Forces armées de la République Démocratique du Congo, à la police nationale, aux services de sécurité et aux Wazalendo engagés dans la défense du territoire.
