RDC : le Président Félix Tshisekedi appelé à promulguer la loi relative au référendum, conformément aux procédures constitutionnelles et légales applicables

Par le truchement d’une déclaration publiée le 12 août 2026, la Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC) et les organisation membres du Collectif de la Société Civile Laïque de la RDC ainsi que leurs organisations alliées, réunis autour des enjeux majeurs qui engagent l’avenir du pays, appellent solennellement le Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi à promulguer la loi relative au référendum, conformément aux procédures constitutionnelles et légales applicables.

Ces organisations signataires partent d’un constat simple : la République démocratique du Congo traverse une période où les choix politiques, institutionnels et constitutionnels ne peuvent plus être traités comme de simples questions d’appareil ou de négociations entre élites. Le débat actuel sur la révision ou le changement de la Constitution, tout comme les appels à un dialogue inclusif, interpellent directement le peuple congolais.

Les organisations signataires reconnaissent que la société congolaise est diverse et que les opinions sur la réforme constitutionnelle sont légitimement divergentes. Certaines composantes y sont favorables, d’autres s’y opposent, tandis que d’autres encore préconisent des réformes ciblées. Elles défendent le droit de chaque citoyen à son opinion, mais refusent que le peuple soit exclu d’une décision qui engage son propre avenir.

Ces structures notent que la Constitution constitue le pacte fondamental qui organise la République. Sa révision ou son éventuel changement ou encore le refus de sa révision ne peut donc être conduit dans la précipitation, l’opacité ou sous la pression d’intérêts particuliers. C’est pourquoi les organisations signataires appellent solennellement le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi à promulguer cette loi relative au référendum.

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« La Constitution constitue le pacte fondamental qui organise la République. Sa révision ou son éventuel changement ou encore le refus de sa révision ne peut donc être conduit dans la précipitation, l’opacité ou sous la pression d’intérêts particuliers. C’est pourquoi les organisations signataires appellent solennellement Son Excellence Monsieur le Président de la République à promulguer la loi relative au référendum, conformément aux procédures constitutionnelles et légales applicables. Elles considèrent que le référendum, lorsqu’il est prévu ou rendu nécessaire par le cadre constitutionnel, constitue un instrument démocratique permettant au peuple souverain de se prononcer directement sur les grandes questions qui engagent son avenir », peut-on lire dans la déclaration de cette partie de la Société Civile.

Elles considèrent que le référendum, lorsqu’il est prévu ou rendu nécessaire par le cadre constitutionnel, constitue un instrument démocratique permettant au peuple souverain de se prononcer directement sur les grandes questions qui engagent son avenir. La Constitution n’appartient ni au pouvoir, ni à l’opposition, ni aux confessions religieuses, ni à une organisation particulière.

En outre, ces organisations signataires affirment clairement que la question de la révision ou du changement de la Constitution ne peut être dissociée du dialogue inclusif. Si un dialogue national est convoqué pour rechercher des solutions aux crises politique, institutionnelle, sécuritaire et sociale que traverse le pays, la question constitutionnelle doit nécessairement figurer parmi les matières prioritaires inscrites à son agenda. Les organisations signataires refusent un dialogue dont les conclusions seraient déterminées à l’avance.

Elles préconisent par ailleurs un dialogue libre, inclusif, contradictoire, transparent et représentatif, auquel participeraient les forces politiques, les organisations de la société civile, les universitaires, les femmes, les jeunes, les organisations professionnelles et les autres composantes de la Nation n’ayant pas le sang des congolais en mains.

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BLAISE BAYOMBO

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