RDC : le Président Félix TSHISEKEDI interdit la présence des militaires et policiers dans les sites miniers sur l’ensemble du pays
La tradition a été respectée ce vendredi 10 juillet 2026 à la Cité de l’Union africaine à Kinshasa, le Président de la République Démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a dirigé en présentiel, la 94ᵉ réunion ordinaire du Conseil des ministres du gouvernement central.
Selon le compte rendu de ce rendez-vous hebdomadaire, le Chef de l’État Félix-Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO a ordonné dans sa communication, la fin immédiate et définitive de la présence illégale des militaires et policières dans les sites miniers sur l’ensemble du pays.
« Dès lors, le Président de la République a instruit le vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, le vice-Premier ministre, ministre de la Défense nationale et Anciens combattants, le chef d’état-major général des Forces armées de la RDC ainsi que le commissaire général de la Police nationale, chacun en ce qui le concerne, de prendre sans délai toutes les mesures nécessaires pour mettre définitivement fin à toute forme de militarisation illégale des sites miniers sur l’ensemble du territoire national. Et ceci avec exécution immédiate », à en croire le compte rendu lu à la télévision nationale par Patrick Muyaya, ministre de la Communication et Médias.
Et de poursuivre :
« Pour le Président de la République, il est donc hors de question de laisser de tels agissements préoccupants porter gravement atteinte à l’autorité de l’État, à l’image de notre pays, à la crédibilité des réformes engagées dans le secteur minier ainsi qu’à la confiance des investisseurs et des partenaires nationaux et internationaux », renseigne la source.
À en croire le Président de la République, la militarisation illégale des sites miniers entraîne notamment la privation de la jouissance paisible des droits miniers par leurs titulaires légitimes, l’insécurité dans les zones d’exploitation, les actes d’intimidation, les tracasseries et les extorsions à l’encontre des services de l’État, des opérateurs miniers ainsi que des communautés locales.
BLAISE BAYOMBO
