*Réforme constitutionnelle : « si changement ou révision doit se faire, ce ne sera jamais sans consulter la population, par référendum » [ F. Tshisekedi]*

Au cours de la conférence de presse qu’il a tenue ce mercredi 06 mai 2026 au chapiteau de la cité de l’Union Africaine à Kinshasa, le Chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi a abordé les grands enjeux de la vie nationale tels que le débat autour du changement ou de la révision constitutionnelle.

Le Président de la République démocratique du Congo, a indiqué à ce sujet qu’aucune question d’intérêt national ne saurait être confisquée, caricaturée ou interdite de réflexion.

Pour Félix Tshisekedi, une éventuelle candidature à un troisième mandat n’est plus un sujet tabou. Le président congolais a tenu, dans la soirée de ce mercredi 6 mai, une conférence de presse à Kinshasa. Pendant trois heures, le chef de l’État a pris la parole dans une salle pleine composée de journalistes et de presque tous les membres du gouvernement.

À ce sujet, le chef de l’État a dit haut et fort ce que les militants de sa famille politique répètent depuis longtemps, avec des mots choisis et presque sans langue de bois : oui, la révision – voire un changement de la Constitution – est un projet de longue date porté par l’UDPS, une continuité assumée, et non pas une improvisation ou une provocation. Mais pour désormais en justifier l’urgence, il a introduit un argument nouveau : le partenariat conclu entre Washington et Kinshasa qui exigerait des réformes constitutionnelles : « si changement ou révision doit se faire, ce ne sera jamais sans consulter la population, par référendum », a-t-il dit.

Le débat autour d’une éventuelle réforme constitutionnelle portée par le camp présidentiel qui ouvrirait la voie à un troisième mandat pour Félix Tshisekedi, est vivement critiqué ces derniers mois par les Églises catholique et protestante, qui mettent en garde contre toute révision de l’article 220 de la Constitution.

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S’agissant des élections générales prévues en 2028, le garant de la nation a souligné qu’en cas de prolongation du conflit dans la partie Est de la RDC, ces scrutins ne pourront pas être organisés : « Si on ne peut pas terminer cette guerre, malheureusement on ne saura pas organiser les élections en 2028. Pas parce que j’aurai refusé de les organiser. Les ressources sont là, on peut les organiser. Mais on ne va pas les organiser sans le Nord et le Sud-Kivu quand même. Comment est-ce qu’on va organiser les élections ? Regardez en Ukraine, ça fait deux ans, il devait y avoir les élections. Le monde entier a compris que le président Zelensky ne peut pas les organiser », à en croire le Président congolais.

En ce qui concerne son avenir politique, le Président de République démocratique du Congo (RDC) a déclaré sans ambage : « si les Congolais me demandent de revenir, je suis à leur disposition ».

BLAISE BAYOMBO

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