Réflexions sur la souveraineté et le dialogue en RDC : le message de Jean Thierry Monsenepwo après la mort de Willy Ngoma
Les réactions ne cessent de tomber depuis l’annonce de la mort du porte-parole de l’AFC/M23 le colonel Willy Ngoma, ancien membre actif de l’UDPS avant 2012, la dernière en date est celle du Mandataire public et acteur politique à savoir JEAN-THIERRY MONSENEPWO, qui souligne que la disparition de ce rebelle est un rappel brutal que l’État ne peut être défié sans conséquences.
Dans sa déclaration, ce haut cadre de la plateforme politique dénommée Union Sacrée de la Nation rappelle à ses compatriotes congolais, que la souveraineté de la République Démocratique du Congo (RDC) est tellement précieuse et ne peut faire l’objet d’aucune négociation.
« Dans une nation organisée, l’autorité publique constitue le fondement de la sécurité et de la cohésion nationale », a-t-il déclaré.
Monsenepwo insiste sur le fait que ceux qui s’opposent à cette autorité doivent être prêts à en assumer les conséquences, avant d’évoquer la nécessité d’un dialogue véritable, mais refuse toujours d’accepter celui qui serait fondé sur le chantage et l’impunité.
Selon le PCA de COBIL SA, le Président de la République Démocratique du Congo FELIX-ANTOINE TSHISEKEDI TSHILOMBO, a toujours été ouvert au dialogue, mais il ne peut accepter des arrangements qui fragiliseraient les institutions démocratiques.
Questions et Réflexions
Monsenepwo pose des questions dérangeantes : « Qu’est-ce qui est reproché au Chef de l’État ? A-t-il violé la Constitution ou commis des crimes ? Son seul « tort », aux yeux de certains, est de défendre la nation, sa souveraineté et la légitimité que le peuple lui a librement conférée ».
Monsenepwo attire également l’attention sur certains mouvements, en particulier “Sauvons le Congo”, qui, tout en prônant un discours démocratique, se rendent complices d’actions violentes dans le pays. Ces groupes, selon lui, entretiennent un cycle de violence tout en prétendant prôner le dialogue.
Vers un Dialogue Sincère
Monsenepwo insiste sur la nécessité d’un dialogue basé sur la sincérité et le respect des lois.
« Ce dialogue doit se tenir sur le sol national et ne doit jamais omettre les responsabilités de ceux qui commettent des atrocités », dit-il.
Il souligne par ailleurs le rôle central du peuple congolais dans une démocratie, le posant comme le seul arbitre légitime des pleins pouvoirs.
Monsenepwo dénonce en outre les mouvements qui, sous des noms variés comme AFC, M23, Mobondo ou encore « Sauvons le Congo », servent des intérêts étrangers, notamment ceux de Kigali.
« Cette réalité explique leur silence face à l’agression dont notre pays est victime. Ces mouvements, ne construisent pas l’avenir du Congo ; ils l’enfoncent dans le deuil et l’instabilité. La véritable paix se construit sur la justice et le respect des victimes.» a-t-il affirmé.
Christian Musungayi
