Vers une reconnaissance du génocide congolais : le Ministre des Droits humains, Samuel Mbemba annonce une avancée majeure

Le Ministre des Droits humains, Maître Samuel Mbemba Kabuya Tanda, a tenu un point de presse ce lundi dans son cabinet de travail pour annoncer ce qu’il qualifie de tournant historique dans le dossier du génocide congolais.

Selon le Ministre, une première reconnaissance officielle de ce génocide a été obtenue, résultat d’un plaidoyer institutionnel conduit par le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, avec l’appui actif de la Première Dame, Denise Nyakero Tshisekedi, et sous la coordination de la Première Ministre, Judith Suminwa Tuluka.

« Cette avancée est le fruit d’un travail de fond mené depuis plusieurs mois, à travers des démarches diplomatiques et juridiques, et elle ouvre une voie vers d’autres reconnaissances à venir », a déclaré Me Mbemba.

Le Ministre a précisé que cette première reconnaissance ne constitue pas un aboutissement, mais plutôt une étape importante dans le cadre d’une stratégie globale pour faire reconnaître les violations graves des droits humains subies par les populations congolaises au cours des conflits armés que le pays a traversés.

Contexte

Entre 1993 et 2003, la République Démocratique du Congo a été affectée par plusieurs guerres successives ayant causé des millions de morts, des déplacements massifs de populations, et des exactions documentées dans différents rapports internationaux, dont le Mapping Report du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, publié en 2010.

Ce rapport recense 617 incidents graves commis sur l’ensemble du territoire congolais, dont certains pourraient, selon les critères du droit international, être qualifiés de crimes contre l’humanité, voire de crimes de génocide, sous réserve d’enquête judiciaire approfondie.

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Le gouvernement congolais œuvre depuis plusieurs années à faire reconnaître ces crimes au niveau international et à établir les responsabilités.

L’une des priorités demeure également l’indemnisation des victimes et la mise en œuvre de mécanismes de justice transitionnelle.

Le Ministre des droits humains, Me Samuel Mbemba a conclu son point de presse en réaffirmant l’engagement des autorités à poursuivre ce combat sur les plans juridique, diplomatique et institutionnel.

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