Justice : à Kisangani, Guillaume Ngefa palpe du doigt la situation des victimes des activités illicites de l’Ouganda

Au deuxième jour de sa mission officielle à Kisangani chef-lieu de la province de la Tshopo, le ministre d’État en charge de la justice et garde des sceaux, Guillaume Ngefa s’est entretenu le mercredi 08 avril avec les victimes de la guerre des Six Jours ainsi qu’avec leurs associations.

Pour le ministre de la justice, l’objectif de cette rencontre était d’écouter les préoccupations de ses interlocuteurs et de rappeler l’importance de l’audit du fichier des victimes.

Depuis la suspension des opérations du Fonds de réparation et d’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda (FRIVAO), les tensions se sont accrues. Il était essentiel pour Guillaume Ngefa de dialoguer directement avec les véritables victimes afin de garantir transparence, vérité et apaisement.

Occasion faisant le larron, le ministre de la justice a rappelé que l’audit du fichier d’identification des victimes et de leurs ayants droit est indispensable. Il permettra d’éviter que des personnes non qualifiées ne soient indemnisées et de rétablir l’ordre dans le processus, pour que les réparations reviennent exclusivement à celles et ceux qui y ont droit.

Le Procureur général près la Cour d’appel de la Tshopo, Albert Musumbe, qui s’est entretenu directement avec le gardien des sceaux, a qualifié cette démarche de « salvatrice ». Il a confirmé que les investigations se poursuivent dans la phase inquisitoriale, de nombreux éléments ont déjà été rassemblés et que des actes de procédure importants sont en préparation avant la saisine des juridictions compétentes.

À noter que dans un contexte où certaines personnes auraient inventé de fausses victimes et où d’autres auraient perçu des montants indus, cet audit est une étape essentielle. Il vise à garantir justice aux victimes et à protéger l’ensemble de la population de la Tshopo.

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BLAISE BAYOMBO

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