Crise humanitaire en RDC : le Gouvernement central relance le CNCH pour des réponses plus efficaces et adaptées

La première réunion annuelle du Cadre national de concertation humanitaire (CNCH), réunissant l’ensemble des parties prenantes engagées dans la réponse aux crises que traverse la République démocratique du Congo, a eu lieu ce jeudi 09 avril au salon rouge de l’Hôtel du Gouvernement à Kinshasa, sous la direction de la première ministre Judith Suminwa Tuluka.

Dès l’ouverture des travaux, la Cheffe du Gouvernement a dressé un tableau préoccupant de la situation actuelle. Elle a évoqué une crise sécuritaire et humanitaire persistante, marquée notamment par des déplacements massifs de populations, une pression accrue sur les services sociaux de base, ainsi que des difficultés d’accès à l’eau, aux soins de santé et à l’éducation.

« Au-delà des chiffres, il y a une réalité choquante : des familles déracinées, des communautés fragilisées, des enfants privés d’école et des territoires sous la contrainte de l’insécurité », a-t-elle déclaré.

Judith Suminwa Tuluka, a insisté sur la nécessité de réformer en profondeur le fonctionnement du CNCH. La Première Ministre a également donné des orientations pour sa transformation en un organe plus stratégique, reposant sur une meilleure coordination et un respect strict des rôles de chaque acteur.

Le numéro un de l’Exécutif Central a réaffirmé l’engagement de son Gouvernement, sous l’impulsion du Président de la République, à garantir une aide humanitaire « rapide, sûre et sans entrave », tout en mettant l’accent sur la sécurité des équipes humanitaires. Pour elle, l’objectif est d’aboutir à des résultats concrets en amorçant la transition de l’urgence vers une dynamique de stabilisation.

La Ministre des Affaires sociales, Actions humanitaires et Solidarité nationale, Ève Bazaïba, a exprimé dans sa prise de parole, le souhait que les travaux débouchent sur des recommandations « réalistes et immédiatement actionnables », en adéquation avec les attentes des populations et dans le respect de la souveraineté nationale.

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Elle a par ailleurs épinglé les principaux points inscrits à l’ordre du jour de cette session, entre autres : La continuité des services sociaux essentiels sur l’ensemble du territoire, y compris dans les zones affectées par les crises ; – ⁠La levée des obstacles administratifs et fiscaux entravant l’action humanitaire, notamment en matière de taxation, de dédouanement, d’immigration et d’enregistrement et -⁠Le renforcement de l’engagement du gouvernement avec les pays de la sous-région, en particulier dans l’Est de la RDC, pour faciliter l’accès et les opérations humanitaires.

Dans un contexte de crises multidimensionnelles, ce grand rendez-vous qui connait la participation active du ministère de l’Intérieur, la société civile congolaise, le PNUD et plusieurs autres partenaires, vise à redynamiser cet outil stratégique et renforcer la réponse collective aux urgences humanitaires qui affectent des millions de Congolais.

À noter que le Cadre national de concertation humanitaire, a pour mission d’améliorer le partage d’informations entre acteurs, de renforcer l’efficacité des interventions, de faciliter la transition entre l’humanitaire et le développement, et de résoudre les difficultés rencontrées sur le terrain dans les interactions avec les services étatiques.

BLAISE BAYOMBO

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