Crise sécuritaire à l’Est : Jean-Thierry Monsenepwo démonte le “cas Ibalanky” qui n’est qu’un « simple suiveur, peu connu du grand public »
Dans un contexte marqué par la persistance de l’insécurité à l’Est de la République démocratique du Congo et la présence de l’AFC-M23, la récente sortie médiatique de Claude Ibalanky à Goma continue de faire débat. Pour Jean-Thierry Monsenepwo, Président du Conseil d’Administration de COBIL SA et Ambassadeur, il s’agit avant tout d’un épisode à ne pas surévaluer politiquement.
Selon lui, Claude Ibalanky n’a jamais été une figure emblématique du régime Tshisekedi, ni un acteur politique de premier plan. « Il n’a jamais disposé d’un poids politique réel », affirme Monsenepwo, soulignant qu’être présent à certaines séquences politiques, notamment à Nairobi, ne confère ni leadership ni rôle stratégique. Il met en garde contre la tentation de transformer un simple suiveur en symbole politique.
Sur les conditions de sa prise de parole à Goma, Jean-Thierry Monsenepwo se montre particulièrement critique. Il rappelle qu’il est impossible d’accéder à Goma, l’aéroport étant fermé, sans transiter par Kigali, où les services rwandais encadrent étroitement les déplacements et les communications. Le fait qu’Ibalanky ait lu un texte préparé, contrastant avec ses réponses spontanées aux journalistes, renforcerait selon lui l’idée d’une mise en scène soigneusement orchestrée, destinée à produire un effet médiatique précis.
Sur le fond, le PCA de COBIL SA dénonce une constante chez plusieurs figures apparues aux côtés de l’AFC-M23 : l’absence totale d’un discours politique ou économique structuré, remplacée par des justifications liées à des frustrations matérielles. Il évoque une politique guidée par « l’estomac », où les positionnements évoluent en fonction des avantages personnels, une posture qu’il juge indigne et rabaissante pour le débat politique national.
Pour Jean-Thierry Monsenepwo, ces prises de position relèvent davantage d’une logique opportuniste de défection que d’une critique crédible de l’action gouvernementale. Il invite l’opinion publique à ne pas se laisser distraire par ce qu’il qualifie de théâtre politique, et à recentrer le débat sur l’essentiel : la souveraineté nationale, la cohésion et le soutien aux institutions de la République.
