Exploitation minière artisanale : Maître Donald Kabasele, la voix qui dérange un système figé

Alors que le pays pleure la mort tragique d’au moins 70 compatriotes dans un site artisanal de Kipushi, un homme fait entendre une voix sans concession : Maître Donald Kabasele. Figure respectée de la société classe politique et militant engagé du secteur minier, il ne se contente pas de compatir mais il accuse, interpelle et exige.

Pour Donald Kabasele Divuanda, ce drame n’est ni un accident, ni une fatalité. C’est le résultat direct d’un système d’exploitation artisanal laissé à l’abandon, gangrené par l’impunité, l’appât du gain et l’instrumentalisation politique.

Dans ses propos, la colère est palpable, mais structurée. Il pointe l’inaction des organes censés réguler le secteur artisanal, notamment le SAEMAPE, l’Entreprise Générale du Cobalt (EGC) et l’ARCMS. Ces structures, selon lui, brillent par leur inefficacité, malgré leur mandat clair.

Pire encore, il dénonce l’existence d’une véritable mafia minière où certains responsables politiques ou sécuritaires se livrent à l’exploitation illégale, mettant en danger la vie de milliers de creuseurs vulnérables.

« Rien n’est fait pour sécuriser les artisanaux. Aucun contrôle. Aucune politique de prévention. Juste le silence et la prédation », déclare-t-il dans un ton grave, appelant à des sanctions fermes contre les gestionnaires complices de cette anarchie.

Le soutien citoyen exprimé à son égard, notamment via les réseaux sociaux, témoigne d’un besoin collectif de justice, de dignité et de réforme.

« Un grand respect à maître Donald kabasele, communicateur de l’Union Sacrée⁩, pour son courage et son engagement citoyen. En dénonçant la mauvaise gestion de l’exploitation minière artisanale et en exigeant des sanctions exemplaires, il se positionne en véritable défenseur des droits humains et de la justice sociale. Que sa voix contribue à des réformes urgentes pour protéger nos compatriotes et sécuriser ce secteur vital », a déclaré un notable qui requiert l’anonymat.

Maître Kabasele ne parle pas seulement aux autorités, il parle au nom des sans-voix, des veuves de Kipushi, des orphelins laissés par des pères morts dans les galeries.

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Face à cette prise de parole courageuse, une question s’impose : combien de morts faudra-t-il encore pour que l’exploitation artisanale du cobalt et d’autres minerais stratégiques soit enfin prise au sérieux ? Grâce à des voix comme celle de Maître Donald Kabasele, le silence complice est enfin rompu.

Reste à voir si l’État saura répondre, cette fois, autrement que par des promesses.

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