Félix TSHISEKEDI : « le dialogue ne peut être détourné de son sens. Il ne saurait devenir un instrument de pression, de contournement des institutions ou de remise en cause de la volonté du peuple»
Dans son discours prononcé le lundi 29 juin 2026 en prélude du 66 ème anniversaire de l’indépendance de la République Démocratique du Congo (RDC), le Président Félix-Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO a exprimé sa solidarité envers ses compatriotes du Nord-Kivu, du Sud-Kivu, de l’Ituri, du Tanganyika, du Maniema et de toutes les zones meurtries par l’insécurité.
Le Chef de l’État Félix TSHISEKEDI a expliqué que la République Démocratique du Congo RDC en sigle, demeure debout malgré les guerres, les convoitises, les blessures de l’histoire et les épreuves traversées.
« Mes très chers compatriotes,
Soixante-six ans après l’indépendance, la République Démocratique du Congo demeure debout. Debout malgré les guerres, les convoitises, les blessures de l’histoire et les épreuves traversées. Debout, surtout, parce que son peuple n’a jamais cessé de croire en lui-même, en sa dignité et en son destin.
Cette force intérieure, cette capacité à résister et à se relever, constitue l’une des plus grandes richesses de notre Nation. Mais aujourd’hui, notre responsabilité est d’aller plus loin. L’indépendance politique fut une conquête historique. Notre devoir, désormais, est d’en faire une souveraineté pleinement vécue, concrète et irréversible », a-t-il dit.
Et d’ajouter :
« Je pense, en cet instant, à nos frères et sœurs du Nord-Kivu, du Sud-Kivu, de l’Ituri, du Tanganyika, du Maniema et de toutes les zones meurtries par l’insécurité. Je pense aux familles endeuillées, aux déplacés contraints de vivre loin de leurs terres, aux femmes victimes de violences, aux enfants privés d’école, aux paysans privés de leurs champs, aux commerçants privés de leurs activités et aux jeunes privés de perspectives par la guerre et par la peur. À chacun d’entre eux, je veux redire, au nom de la Nation tout entière : vous n’êtes pas oubliés. Votre douleur est celle de toute la République, et votre sécurité demeure une priorité absolue de mon action », a fait savoir le Président de la République.
Le Chef de l’État a par ailleurs indiqué que la République ne ferme la porte à aucun de ses enfants, dès lors qu’ils choisissent la voie de la paix, du dialogue, du respect des institutions et de la loyauté envers la Nation. Il précise en disant que le dialogue ne peut être détourné de son sens. Il ne saurait devenir un instrument de pression, de contournement des institutions ou de remise en cause de la volonté du peuple, telle qu’elle s’exprime conformément à la Constitution et aux lois de la République.
BLAISE BAYOMBO
