Indifférence de l’État face aux victimes de la guerre à l’Est de la RDC: la militante Onick AMANI brise l’omerta (Tribune Citoyenne)

Dans une tribune Citoyenne militante parvenue à la rédaction, Onick Amani MUZIGIRWA, Coordonnatrice adjointe de la jeunesse Citoyenne pour la Patrie a dénonce l’inaction de l’État vis-à-vis du traitement que subissent les victimes de la guerre qui sévit dans l’Est de la RDC. Ceux déplacés à Kinshasa et dans quelques villes du pays sont, à l’en croire, victimes de la haine éthique, du mépris et autres traitements discriminatoires sous la barbe du pouvoir public, lui-même défaillant. Ci-dessus la tribune Citoyenne :

Nous refusons l’indifférence face aux déplacés de l’Est !

La souffrance des populations de l’Est n’est pas une statistique, c’est une réalité quotidienne. Des familles entières sont arrachées à leurs terres, contraintes de fuir les violences, et pourtant abandonnées par l’État.

Discriminations ethniques inacceptables

Les communautés Shi, Rega , Banyamulenge, Hunde, hutu….subissent des attestations arbitraires à caractère ethnique. Ces pratiques divisent, stigmatisent et détruisent l’unité nationale. Nous disons NON à la marginalisation institutionnelle !

Déplacés abandonnés

Des milliers de déplacés internes survivent sans prise en charge, sans nourriture, sans soins, sans protection. L’État a failli à son devoir de protéger ses citoyens. Nous exigeons une réponse immédiate et digne !

Fonctionnaires de l’Est marginalisés

À Kinshasa, des fonctionnaires originaires de l’Est sont laissés sans affectations, comme si leur compétence et leur droit au travail ne comptaient pas.
Pire encore, l’État ne tient pas compte de ces agents qui ont quitté leurs maisons, leurs familles et leurs foyers pour rejoindre des zones non libérées. Ils doivent assumer des charges supplémentaires : payer des loyers, subvenir aux besoins des familles restées derrière, sans aucun soutien institutionnel. Cette situation est une double peine infligée à ceux qui ont choisi de servir la nation.

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Retards de salaires = mépris des travailleurs

Les retards de paiement des salaires ne sont pas une simple négligence : c’est une atteinte directe à la dignité des familles. Les travailleurs ne doivent pas payer le prix de l’inefficacité de l’État.

Entrepreneurs étouffés

Les entrepreneurs, piliers du développement économique, ne sont pas facilités à se développer ni à s’intégrer, faute de subventions et de politiques d’accompagnement. Ce manque de soutien bloque l’innovation, l’emploi et la reconstruction des régions meurtries.

Notre appel militant

Nous, citoyens engagés, refusons le silence et l’indifférence. Nous exigeons :

  • La fin des discriminations ethniques.
  • Une prise en charge immédiate des déplacés.
  • L’affectation et la valorisation des fonctionnaires de l’Est.
  • Le respect strict du droit au salaire.
  • Des politiques de soutien aux entrepreneurs pour relancer l’économie locale.

La justice sociale n’est pas une faveur, c’est un droit. La solidarité nationale n’est pas un slogan, c’est une obligation.

Nous appelons chaque citoyen, chaque organisation, chaque voix libre à se lever pour dénoncer, pour agir, pour exiger un État qui protège et respecte ses enfants.

Onick AMANI MUZIGIRWA
Coordinatrice Adjointe de la Jeunesse Citoyenne Pour la Patrie

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