Jean Thierry Monsenepwo décortique la « peur panique » de Corneille Nangaa face à la paix : entre responsabilité politique et syndrome de l’échec

Le ton est grave, le message acéré. Dans une déclaration à forte portée politique, Jean Thierry Monsenepwo, président du Conseil d’administration de COBIL SA et Communicateur de l’Union Sacrée, a livré une analyse inattendue mais percutante des récentes déclarations de Corneille Nangaa, ancien président de la CENI devenu opposant radical au régime de Félix Tshisekedi.

Réagissant à une interview dans laquelle Nangaa multipliait les attaques contre le Président de la République et le Gouvernement, Monsenepwo dit avoir d’abord envisagé une réplique frontale. Mais, après consultation d’un psychologue, il choisit une lecture plus profonde : « Corneille Nangaa souffre d’une pathologie rare, la crise d’anxiété anticipatoire ».

La paix comme menace existentielle

Selon Monsenepwo, cette maladie psychologique pousse son sujet à redouter un événement à venir : ici, la fin de la guerre.

« Nangaa craint la paix, parce qu’elle signerait la fin de son utilité politique. Il a prospéré dans l’instabilité, dans la manipulation. La paix l’efface », a affirmé Jean Thierry Monsenepwo.

L’ancien patron de la CENI serait hanté par trois spectres :

  1. Joseph Kabila, installé à Kigali, attendrait des comptes sur les millions de dollars versés à Nangaa pour une armée jamais constituée.
  2. Paul Kagame, frustré par l’échec d’une guerre éclair, dont Nangaa aurait été l’un des relais, ferait pression.
  3. L’isolement personnel, même dans son cercle intime, où l’on rejette désormais un homme accusé d’avoir du sang sur les mains.

Une lecture psychopolitique d’un effondrement

Pour Monsenepwo, Nangaa n’est plus un adversaire politique, mais un homme en crise.

« Il ne sait plus comment survivre dans un contexte de stabilité retrouvée. Il parle, mais il s’efface », lâche t-il.

En décodant les motivations profondes de Nangaa, Jean Thierry Monsenepwo choisit une stratégie inédite : dépolitiser la menace pour mieux l’annuler. Dans un contexte où le gouvernement congolais progresse sur le terrain de la paix, cette lecture marginalise encore davantage ceux qui, comme Nangaa, misent sur le chaos.

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La paix s’installe. Et ceux qui l’ont combattue semblent déjà rattrapés par leur propre ombre.

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