« Narcotrafic politique, marchandage de la guerre » : Donald Kabasele Divuanda charge Delly Sesanga Hipungu et défend le bilan de Félix Tshisekedi avec indications
Réagissant aux déclarations de Delly Sesanga Hipungu, Maître Donald Kabasele Divuanda a livré une réplique ferme et argumentée, dénonçant des « propos fallacieux » et dressant, en creux, un bilan qu’il juge largement positif du président Félix Tshisekedi.
« J’ai suivi, comme tout le monde, les propos de monsieur Sesanga. Ce que j’ai entendu relève davantage d’une farce que d’une analyse sérieuse. La majorité des Congolais savent aujourd’hui que la présidence de Félix Tshisekedi a apporté des changements considérables, notamment en matière de sécurité et de gouvernance. On ne peut pas ignorer ces avancées pour servir un discours politique », a-t-il déclaré.
Abordant la question sécuritaire, Maître Kabasele Divuanda s’est montré particulièrement incisif.
« Il est très mal placé pour critiquer les politiques publiques mises en place pour éradiquer les fléaux sécuritaires. Il fait partie de ceux qui se sont servis de la guerre pour exister politiquement, qui ont utilisé les conflits comme tremplin. Or, le président Tshisekedi a justement mis fin à ces pratiques de narcotrafic politique et de marchandage de la guerre. Aujourd’hui, cette logique est en train de disparaître. Tout compatriote qui prend les armes contre ses frères est désormais perçu comme un voyou politique, sans légitimité sociale ni politique », déclare t-il.
Sur le plan diplomatique et de l’image du pays, il insiste que « Grâce à la diplomatie agissante du chef de l’État, la RDC a retrouvé une place dans le concert des nations ».
« Nous sommes passés d’un pays marginalisé à un pays respecté et fréquentable. Ce repositionnement n’est pas un slogan, c’est une réalité observable. Il y a huit ans, ce n’était pas le cas. Aujourd’hui, la voix du Congo compte davantage sur la scène internationale », ajoute ce cadre de l’UDPS.
S’agissant des performances économiques, il déroule une série d’indicateurs : « Nous sommes partis d’un budget d’environ 2 milliards de dollars pour atteindre près de 18 milliards aujourd’hui. Les réserves de change, qui étaient autour de 800 millions en 2018, avoisinent désormais les 7 milliards. En termes de mobilisation des ressources internes, nous dépassons les 10 milliards de dollars. Ce sont des résultats concrets qui traduisent une amélioration de la gouvernance financière et une capacité accrue de l’État à se prendre en charge ».
Sur le volet social, il met en avant des réformes qu’il qualifie de structurantes : « Depuis sept ans, les enfants étudient gratuitement. Les parents ne paient plus, et cela change profondément la société congolaise. Dans le même élan, le président a lancé la gratuité des soins de santé primaires. Aujourd’hui, des femmes peuvent accoucher gratuitement. Ce sont des politiques publiques qui ont un impact direct sur la vie des populations et qui n’existaient pas auparavant ».
Il évoque également la réforme de l’administration publique : « La fonction publique a été réorganisée en profondeur. Plus d’un million de fonctionnaires ont été mis à la retraite et pris en charge. Cela participe à assainir l’appareil de l’État et à le rendre plus efficace. »
Sur la stabilité monétaire et les infrastructures, il poursuit :
« Le dollar est aujourd’hui stabilisé autour de 2100 francs congolais, ce qui traduit une certaine maîtrise macroéconomique », assure t-il.
Par ailleurs, il suffit de regarder Kinshasa pour comprendre la dynamique actuelle : « la ville est devenue un vaste chantier. La voirie urbaine s’améliore, les routes d’intérêt national se modernisent, et les quartiers jadis oubliés sont progressivement dotés d’infrastructures dignes ».
Enfin, il insiste sur les investissements dans l’éducation et rejette toute idée de désaveu populaire.
« En seulement huit ans, six universités ont été construites et livrées, sans compter de nombreuses écoles primaires et secondaires. Et contrairement à ce que certains avancent, les Congolais ne tournent pas le dos au président. Ils sont mobilisés derrière lui, ils soutiennent sa vision et beaucoup souhaitent la poursuite des réformes engagées. On ne peut pas faire croire le contraire », conclut-il.
Pour Maître Donald Kabasele Divuanda, les critiques de Delly Sesanga Hipungu relèvent ainsi « de la polémique politique » et ne sauraient occulter « un bilan dont la portée est visible dans plusieurs secteurs de la vie nationale ».
