Naufrages en RDC : Le GET défend Jean-Pierre BEMBA et plaide pour une réforme en profondeur du secteur des Transports
Le Groupe d’Études des Transports, GET en sigle, dirigé par son Directeur général Patrick MAKANGA, réagit aux critiques visant le vice-Premier ministre, ministre des Transports, Voies de communication et Désenclavement, Jean-Pierre Bemba Gombo, après les naufrages enregistrés ces derniers jours sur le fleuve Congo et certains lacs du pays.
Dans un communiqué officiel publié ce mercredi 07 octobre, le GET estime que les drames enregistrés dans le secteur fluvial ne peuvent être imputés à la seule gestion actuelle du ministère. La structure les inscrit plutôt dans une crise structurelle résultant de plusieurs décennies de faibles investissements et de carences dans l’organisation du transport fluvial.
« Ces drames résultent de décennies d’abandon du secteur, et non de l’action actuelle du VPM, qui se bat pour redresser un secteur longtemps resté orphelin », rapporte le communiqué.
Le GET met par ailleurs en avant plusieurs initiatives engagées sous la conduite du ministère des Transports, notamment sur le plan de la réforme juridique et institutionnelle du secteur. Il considère à ce titre les prochaines assises nationales sur la mobilité comme une étape importante dans la recherche de réponses durables.
Prévues du 4 au 6 novembre 2026, ces assises seront organisées par le GET sous le haut patronage du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi. Elles porteront notamment sur la mobilité, le report modal et la réforme du cadre juridique des transports.
« La Table Ronde Nationale sur la mobilité, le report modal et la réforme du cadre juridique du secteur des transports constitue une opportunité historique pour le secteur de la mobilité en général », peut-on lire.
D’ajouter
« Le renforcement du GET comme centre national d’ingénierie et organe capable de produire des études bancables, prêtes à être financées, ce dont le secteur ne disposait pas jusqu’ici », dit le communiqué.
Le GET insiste aussi sur la valorisation du Bassin du Congo, tout en reconnaissant la nécessité de répondre à la crise fluviale avec les moyens actuellement disponibles.
Pour cette structure, les difficultés de sécurité sur les voies navigables trouvent notamment leur origine dans l’absence d’une politique suffisamment structurée de sécurité fluviale, la vétusté des infrastructures, la faible régulation, mais aussi le déficit d’équipements et de systèmes d’alerte.
Face à cette situation, le GET préconise la réalisation d’études de faisabilité, la structuration de projets bancables consacrés à la sécurité fluviale, l’élaboration d’une loi-cadre et la création d’un Observatoire national de la mobilité.
À travers cette prise de position, le GET entend donc replacer les récents naufrages dans une problématique plus large et appeler à une réponse qui dépasse la seule gestion des accidents, pour s’attaquer aux fragilités structurelles du transport fluvial congolais.
