ONU : La RDC appelle à la coopération internationale pour la protection des droits humains
En marge de la de la 61ᵉ session du Conseil des droits de l’homme de l’ONU à à Genève, la ministre d’État en charge des Affaires étrangères Thérèse Kayikwamba a lancé ce mardi 24 février 2026, un appel fort et clair pour renforcer la coopération internationale visant la protection des droits humains.
Dans son adresse, la cheffe de la diplomatie congolaise a abordé les conséquences des violences dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, tout en soulignant que le régime de Kinshasa se base sur les rapports de l’ONU qui dénoncent les attaques des rebelles de l’AFC/M23 soutenus par le Rwanda causant ainsi plus de 15 000 morts et près de huit millions de déplacés.
La cheffe de la diplomatie congolaise a affirmé que la RDC « protège toutes ses communautés » et a précisé que la défense d’une communauté ne peut justifier une occupation illégale ni des violations du droit international.
« Protéger une communauté ne peut pas justifier une violation grave du droit international ni une occupation illégale », a-t-elle déclaré avec force.
Elle a souligné par ailleurs l’utilisation systématique des violences sexuelles comme arme de guerre, rappelant que « une femme est violée toutes les quatre minutes » dans ces zones.
Insistant sur l’importance de la coopération internationale, Thérèse Kayikwamba a appelé les pays à utiliser les outils internationaux pour exprimer leurs préoccupations et résoudre les conflits, plutôt que de recourir à la violence.
« La coopération est essentielle pour garantir la justice et la paix », a-t-elle ajouté.
La ministre des affaires étrangères a également dénoncé les discours de haine et l’instrumentalisation communautaire, précisant que des enquêtes judiciaires sont en cours. Une ordonnance présidentielle de novembre 2025 a annulé les actes des forces d’occupation dans les zones touchées.
Occasion pour elle de réaffirmer l’engagement de la RDC envers un ordre mondial basé sur le respect du droit, l’égalité des États et la responsabilité. Il a été souligné que « sans responsabilité, il n’y a pas de justice ni de paix durables » et que la crédibilité du système des droits de l’homme dépend de l’application de ses principes à tous, sans exception.
Il sied de rappeler que l’Est de la RDC reste marqué par des affrontements, des violations des droits de l’homme et une forte instabilité, malgré la lutte contre l’impunité, avec des appels constants au retrait du M23 et de ses alliés, notamment les RDF.
Christian Musungayi
