Poursuites pour infractions numériques : JUSTICIA Asbl dénonce une tentative de musellement des voix critiques
Dans un communiqué de presse publié ce mercredi 4 mars 2026, JUSTICIA Asbl, une organisation de promotion et de protection des droits de l’homme, dénonce les tentatives du gouvernement de la République Démocratique du Congo à réduire au silence les voix critiques et indépendantes.
La dénonciation de cette structure de la défense des droits de l’homme, fait suite au communiqué officiel du ministre de la Justice et garde des sceaux du 03 mars 2026, ayant pour objet la mise en œuvre des poursuites judiciaires relatives aux infractions numériques dans le respect des principes de légalité de proportionnalité et des droits fondamentaux.
« JUSTICIA Asbl, une organisation de promotion et de protection des droits de l’homme, du droit humanitaire et de développement basée en République démocratique du Congo, a pris connaissance du communiqué officiel numéro 013/DMK/CAB/ME/MIN/J&GS/2026 du 03 mars 2026 du Ministre de la Justice et garde des sceaux ayant pour objet mise en œuvre des poursuites judiciaires relatives aux infractions numériques dans le respect des principes de légalité de proportionnalité et des droits fondamentaux »» peut-on lire dans cette correspondance.
Et de poursuivre:
«Tout en prenant bonne note, JUSTICIA Asbl alerte, cependant, sur une tentative déguisée de restreindre les espaces de liberté d’expression et d’opinion et surtout vise des voix critiques. Le durcissement de ton par le gouvernement congolais à ce propos, intervient à un moment très critique alors que les congolais font face à une crise politique et sécuritaire aux conséquences incalculables. Il est évident que des voix discordantes sont dans les viseurs de la justice et des services de sécurité, parmi elles, les ONG et les personnalités politiques opposées à un éventuel changement de la constitution ou celles ayant dénoncé les dérives de certains services de l’Etat dont le Conseil National de la Cyber défense », à en croire la source.
JUSTICIA Asbl indique par ailleurs que le communiqué du ministre de la justice, associé aux mesures d’interdiction de manifestations publiques et de rassemblement populaire ainsi que la restriction des libertés d’expression et d’opinion sont des signes qui ne trompent pas sur la volonté réelle des institutions du pays.
Pour finir, cette structure prévient que ces manœuvres constituent des atteintes inacceptables aux droits garantis aux citoyens par la constitution et les lois de la République et ne cautionnerait aucune démarche tendant à instaurer un pouvoir dictatorial.
BLAISE BAYOMBO
