Propos de Corneille Nangaa : voici la réponse vigoureuse de Thierry Monsenepwo dans son excellentissime rethorique qui renverse tout
Il est des silences qu’on accepte par sagesse, et d’autres qu’on trahit si on les garde trop longtemps.
J’entends M. Corneille Nangaa et ses parrains du M23/AFC se présenter comme les restaurateurs de l’autorité de l’État.
Quelle ironie ! Ceux qui pillent, violent, assassinent et occupent militairement nos terres osent parler au nom du peuple.
Ce peuple, ils ne le connaissent pas. Ils ne l’ont jamais respecté. Ils ne lui ressemblent pas.
Le Président Félix Tshisekedi n’a ni conquis le pouvoir par les armes, ni trahi la patrie pour quelques minéraux. Il a reçu un mandat du peuple — un mandat légal, légitime et renouvelé avec force.
Et ce mandat, il l’exercera jusqu’au bout, avec courage, lucidité et responsabilité.
Kinshasa, par la volonté du Chef de l’État, a choisi la voie de la paix. Une paix bâtie sur le dialogue, le rassemblement et la vérité.
Mais attention. Que la communauté nationale et internationale prenne à témoin ce moment : les brebis égarées qui rejettent ce chemin de paix, ceux dont l’âme ne réagit qu’à la violence, dont le subconscient n’obéit qu’au sang, à la mort et à l’humiliation, doivent savoir ceci :
À quiconque refuse de s’aligner sur le processus de paix, la colère du Seigneur, qui nous enseigne d’être artisans de paix,
la colère du Chef de l’État, garant de l’intégrité nationale, la colère de notre armée, rempart sacré de la République, et la colère de notre peuple, blessé, humilié, violé, décapité depuis trente ans, s’abattront sans pitié.
Et que nul n’oublie : la lire de la communauté internationale, elle aussi, s’éveille désormais aux vérités longtemps étouffées. Le monde voit. Le monde sait. Et l’Histoire jugera.
Les congolais rejettent en bloc la corruption de la mémoire nationale que vous, m23/afc, traîtres sans foi ni patrie, tentez d’imposer à coups de mensonges armés.
L’État congolais n’est pas un marché qu’on partage avec les fusils.
C’est une autorité que personne — je dis bien personne — ne confisque par la menace.
Que les M23 et leurs relais politiques le sachent : Le Congo n’a pas vocation à céder, ni à se soumettre. Il avance. Il résiste. Il riposte. Et il vaincra.
L’accord de Doha n’est ni une amnistie pour les criminels, ni une récompense pour les traîtres.
C’est un cadre pour restaurer la paix dans la vérité, la justice et la souveraineté.
Ceux qui persistent à narguer l’État finiront par s’y briser. La fin de cette aventure meurtrière de plus de 30 ans s’écrit ici, à Kinshasa, sous l’autorité d’un Président debout, et d’un peuple qui ne se couche pas.
Corneille Nangaa ne peut — même dans ses rêves les plus fous — oser comparer sa lutte meurtrière et mercenaire à celle qu’a menée le Président Félix Tshisekedi, dans la sueur, le sang et les pleurs, pour instaurer la démocratie dans ce pays, aux côtés de son père, de ce rempart qu’est l’UDPS, et de tous ces Congolais tombés dans nos rues pour la cause sacrée de la liberté.
Que Nangaa et ses compagnons en sursis se permettent de traiter ce régime avec mépris,
c’est comme si Satan et ses démons s’improvisaient apôtres pour enseigner à Saint Paul l’Évangile du salut.
La République n’acceptera ni le chantage, ni la subversion, ni l’imposture. Elle avancera. Et tous ceux qui s’opposeront à sa marche seront balayés par la force du droit et la puissance de l’Histoire.
Ambassadeur Jean Thierry Monsenepwo
