RDC : C64 condamne l’entretien d’une milice privée et partisane dénommée « Forces du progrès », en violation de l’article 190 de la Constitution

La sortie officielle de la coalition article 64, regroupant les partis politiques de l’Opposition, organisations et forces sociales ainsi que les personnalités indépendantes pour la défense de l’ordre constitutionnel, a eu lieu le mardi 19 mai 2026 au centre culturel Boboto dans la commune de la Gombe à Kinshasa.

Lors de la lecture de leur déclaration, les membres de cette plateforme ont dénoncé la dégradation continue de la situation sécuritaire, politique, économique, sociale et institutionnelle en République démocratique du Congo, marquée notamment par l’insécurité persistante dans l’Est du pays, l’occupation de certaines parties du territoire national par l’Ouganda, le Rwanda et la Zambie; les massacres répétés des populations civiles, les millions de déplacés internes, l’affaiblissement des institutions du pays, les arrestations arbitraires, les atteintes aux libertés fondamentales, ainsi que par la souffrance croissante du peuple congolais, contraint à l’exil ou aux déplacements forcés, réduit à la misère, condamné au chômage, à l’insécurité permanente et à l’humiliation.

Ces derniers s’étonnent avec gravité qu’au moment où la Nation fait face à la guerre, à l’effondrement de l’État et à une détresse nationale sans précédent, le régime du Président Félix Tshisekedi, animé selon eux par une ambition démesurée et dangereuse, fait preuve d’une insouciance coupable et d’une irresponsabilité historique; que, loin de mobiliser toutes les ressources nationales pour défendre l’intégrité territoriale, réunifier le pays, restaurer l’autorité de l’État et soulager les souffrances du peuple, il entretient délibérément un état de crise permanente et consacre son énergie à un projet de coup d’État constitutionnel pour la perpétuation de son règne.

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Préoccupés par la crise morale et de la déliquescence de l’État, livré par le régime en place. Ils dénoncent également le système pouvoir fondé sur les détournements massifs des deniers publics, la corruption généralisée, le divisionnisme, le favoritisme clientéliste, le tribalisme, la prédation des ressources publiques, la restriction des libertés fondamentales.

La coalition article 64 condamne avec véhémence l’entretien d’une milice privée et partisane dénommée « Forces du progrès », en violation de l’article 190 de la Constitution, ainsi que son infiltration progressive des forces de police et de l’armée, tout en condamnant la mise en place d’une police politique dénommée Conseil National de Cyberdéfense (CNC), et l’aliénation des intérêts supérieurs du peuple congolais au profit d’intérêts personnels et d’agendas contraires à la souveraineté nationale.

Convaincus que la dérive autoritaire engagée par la majorité à travers son initiative de changement de Constitution, ces opposants notent que cela constitue un acte de rébellion contre la République et une déclaration de guerre au peuple congolais.

BLAISE BAYOMBO

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