*Sanctions américaines contre Joseph Kabila : le mouvement sauvons la RDC rejette purement et simplement cette décision qu’il qualifie d’arbitraire et injustifiée*

Le Mouvement Sauvons la RDC note qu’il a appris, avec grande indignation, la décision de l’Administration américaine d’imposer des sanctions à un digne fils de la Nation, le Président de la République Honoraire Joseph Kabila Kabange, dont pourtant l’action salvatrice, engagée dès son accession au pouvoir en 2001, avait évité à notre pays un naufrage annoncé.

Dans cette correspondance consultée par votre rédaction, ce mouvement condamne fermement et rejette purement et simplement cette décision qu’il qualifie d’arbitraire et d’injustifiée, fondée sur des allégations non étayées, des accusations dénuées de preuves et des rumeurs sans fondement. Il est par ailleurs scandalisé que pour justifier l’injustifiable, l’Administration américaine ait repris à son compte un narratif fallacieux, construit et largement diffusé par le gouvernement illégitime et corrompu de Kinshasa; narratif auquel, dans sa grande majorité, le peuple congolais, qui a une meilleure connaissance du Congo et de ses dirigeants d’hier et d’aujourd’hui, n’accorde notoirement aucun crédit.

En plus d’être profondément injuste, sauvons la RDC explique que cette décision, sollicitée et obtenue par le gouvernement de Kinshasa, apparaît donc comme une manœuvre politique de celui-ci, savamment calculée et dénuée de tout souci de justice ou de recherche de la vérité. Elle est en plus malheureusement perçue dans l’opinion comme s’inscrivant dans une logique de soutien inconditionnel du gouvernement américain au régime en place, au mépris des principes d’équité, d’impartialité et de respect de la souveraineté du Congo.

Occasion faisant le larron, cette frange de l’opposition rappelle que Joseph Kabila Kabange est ce Président de la République congolaise qui, par sa gouvernance basée sur le dialogue et la recherche de l’inclusivité a réussi à mettre fin à la guerre de 1998 à 2003, réunifier le pays, organiser les premières élections générales réellement démocratiques, respecté la limitation constitutionnelle des mandats en quittant le pouvoir à leur terme, et permis la première alternance pacifique et civilisée de pouvoir de l’histoire de notre pays.

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Tout en s’étonnant, ce mouvement révèle deux contradictions majeures dans le chef des autorités américaines. D’une part, le Gouvernement des États-Unis, qui avait fait preuve de pragmatisme en soutenant de manière significative l’inédite passation pacifique du pouvoir intervenue en janvier 2019, est celui qui, de façon paradoxale, choisit aujourd’hui de sanctionner le principal artisan de ladite passation, plutôt que les détenteurs actuels du pouvoir, fossoyeurs des espoirs légitimement suscités par cette alternance historique.

D’autre part, alors qu’à l’époque où, au sortir d’une guerre particulièrement dévastatrice, le Président Kabila menait de front la pacification du pays, la sécurisation des personnes et des biens, la mise en place des institutions dignes d’un État de droit et la démocratisation de la vie politique, le gouvernement américain était à cheval sur les exigences de bonne gouvernance et de respect des droits humains.

Ce mouvement poursuit en disant que ce même gouvernement fait preuve de complaisance face à des faits d’une extrême gravité dans le chef des gouvernants d’aujourd’hui: bradage et pillage systématiques des ressources nationales, enlèvements d’opposants politiques, arrestations arbitraires, détentions sans procès ou au terme de procédures irrégulières et non équitables, condamnations à mort, massacres de civils tant en liberté qu’en détention, ainsi que violations flagrantes et répétées des droits humains.

BLAISE BAYOMBO

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