Révision constitutionnelle : le PPRD rappelle que l’article 220 interdit clairement toute remise en cause de la limitation des mandats présidentiels
Faisant suite aux déclarations du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi relatives à un éventuel référendum visant à modifier la Constitution du 18 février 2006, le Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD), parti cher au Président honoraire Joseph Kabila, exprime sa profonde inquiétude, notamment les dispositions verrouillées par l’article 220, au mépris de la protection constitutionnelle renforcée par l’article 64 dans son alinéa 2.
Ce parti politique de l’opposition rappelle que la Constitution du 18 février 2006, est le fruit du référendum populaire et qu’elle a consacré des dispositions intangibles destinées à préserver la démocratie congolaise contre toute dérive autoritaire. Le PPRD précise que l’article 220 interdit clairement toute remise en cause de la limitation des mandats présidentiels, tandis que l’article 64 impose à tout Congolais le devoir de faire échec à toute prise ou exercice du pouvoir en violation de la Constitution.
Le Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie PPRD en sigle, considère que la conférence de presse du 06 mai 2026 constitue la confirmation d’un projet politique longtemps dénoncé par le Président honoraire Joseph Kabila Kabange, celui d’utiliser la guerre de l’Est, l’affaiblissement des institutions et un climat de peur pour instaurer progressivement un régime autoritaire en République démocratique du Congo.
Le PPRD explique que depuis la rupture de la coalition FCC-CACH, le Président honoraire honoraire n’a cessé d’alerter l’opinion nationale et internationale sur les dangers d’une dérive dictatoriale et ethniciste susceptible de conduire à la déstabilisation du pays. Lors de sa visite à l’ancien Président sud-africain, Thabo Mbeki, il avait déjà dénoncé l’instrumentalisation de la guerre de l’Est ainsi que la présence de certaines armées étrangères au service d’un agenda politique interne. En conséquence de ces dénonciations, les troupes de la SADC ont progressivement été amenées à se retirer du théâtre des opérations à l’Est du pays.
La même source souligne qu’à travers son discours du 23 mai 2025 en douze points, le Président honoraire avait plaidé pour notamment pour la cessation des hostilités, le retrait de toutes les armées étrangères, le dialogue national inclusif ainsi que la restauration de la cohésion nationale.
Pour le parti de Joseph Kabila, cette vision a trouvé un écho dans les résolutions n°2773 et n°2808 du Conseil de Sécurité, ainsi que dans les initiatives du représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies, James Swann, qui a récemment insisté sur la nécessité de protéger les populations civiles, de matérialiser le cessez-le-feu, de promouvoir un dialogue inclusif et de préparer les élections de 2028 dans un climat apaisé.
Dans ce document pour terminer, le PPRD déplore qu’au lieu d’accompagner cette dynamique de paix, le Président Félix Tshisekedi annonce le contraire dans son message pour dire que les élections de 2028 ne sauraient être organisées avant que la guerre ne prenne fin.
BLAISE BAYOMBO
