Urgent : accusé de s’accaparer de certains patrimoines du campus de l’INA, Balufu provoque la colère des étudiants

L’Institut National des Arts s’est réveillé ce lundi avec un climat tendu à la suite du grogne des étudiants, du Comité de Gestion et du Syndicat qui, tous, accusent le gestionnaire du Centre Culturel et Artistique pour les pays d’Afrique centrale, Bulufu Bakupa-Kanyinda de confisquer les patrimoines de la grande école des artistes.

Il était prévu qu’après l’inauguration du Centre Culturel, qui a eu lieu le 14 décembre dernier, que le Cinéaste Balufu remette acquis de droit les clés de tous les patrimoines de l’INA, y compris le Centre d’accueil (Guest House) destiné aux professeurs visiteurs et le petit théâtre de 800 places pour la pratique des artistes en formation, chose qui n’a pas été faite selon les autorités académiques de l’INA car Balufu s’en accapare malgré l’intervention du Secrétaire général aux infrastructures et travaux publics qui lui a déjà adressé une mise en demeure.

Comme si cela ne suffisait pas, le tout puissant Balufu, voulant annexer l’INA au Centre culturel, selon le comportement affiché, a menacé la police universitaire de la chasser et la remplacer par la police nationale, chose qui n’a pas du tout été digérée par les étudiants qui ont spontanément manifesté dans l’enceinte de leur bâtiment pour exprimer leur ras-le-bol.

À travers des cris d’alarme, des mots de détresses écrits sur des papiers bristols, les étudiants ont envoyé des messages clairs au bourreau de leur institut : « laissez l’INA tranquille; l’INA veut être en paix; l’INA est notre patrimoine; la salle de 800 places n’est pas une option, c’est un droit de l’INA etc. »

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Voulant garder leur bonne image « des étudiants apaisés », à travers leur coordonateur, les manifestants ont dressé un mémorandum qui résume leurs messages et revendications.

« Nous, étudiants de l’Institut National des Arts (INA), dénonçons avec la plus grande fermeté le comportement affiché par monsieur Balufu, chargé de mission au Centre Culturel et Artistique des Pays d’Afrique Centrale (CCAPAC). En effet, depuis l’inauguration de ce centre, qui abrite les bâtiments de l’INA, le 14 décembre 2024 par le Chef de l’Etat, le Président de la République Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, nous avons constaté que Monsieur Balufu :- Refuse de remettre à l’INA les clefs de certains bâtiments, notamment le petit théâtre de 800 places et le Centre d’accueil ;- Procède à location de ce petit théâtre à des prix exorbitants et ce, narguant le fait qu’il appartienne à l’INA et aux étudiants ;- Encourage l’occupation du centre d’accueil par des personnes non connues par l’INA, certaines qui louent des locaux et chambres lors des activités au centre culturel ; Par ailleurs, en tant qu’étudiants, tous nos cours pratiques qui devraient se dérouler sur scène et même face au public ne se font pas, toujours à cause de la détention des clefs du petit théâtre par Monsieur Balufu. Face à ce constat d’humiliation et de provocation avérées de Monsieur Balufu, nous, étudiants de l’INA, sollicitons l’intervention personnelle du Président de la République, Son Excellence Monsieur Felix Tshisekedib Tshilombo. A partir de ce jour, nous refusons l’occupation des espaces dédiés à l’INA par des tierces personnes y compris Monsieur Balufu. Nous allons mener des actions, à partir d’aujourd’hui, jusqu’à récupérer notre Centre d’accueil et notre petit théâtre. Nous appelons Monsieur Balufu à comprendre que, bien que l’INA et le CCAPAC partagent une même concession, chaque entité doit être administrée de manière indépendante. Que Monsieur Balufu se concentrer sur la programmation du centre culturel, qui devrait avoir une portée internationale et non juste un espace de location locale » a lu le coordonnateur des étudiants, Philémon Vava Monguta.

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Ce climat tordu n’a qu’un seul maître, Balufu Bakupa-Kanyinda qui se prévaut avoir de la protection de la Haute Autorité qui lui aurait permis d’occuper les patrimoines de l’INA notamment le petit théâtre de 800 places et le Centre d’accueil (guest house).

Rappelons que le projet de construction du Campus de l’INA date de 2015 avec un accord signé entre la Chine et la RDC qui, cet accord, va évoluer plus tard pour coupler l’INA au Centre culturel et artistique de l’Afrique centrale qui malheureusement, ce dernier, semble être converti en espace commercial au lieu d’y faire vivre la culture.

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