Urgent : Joseph Kabila condamné à mort, la Haute Cour militaire ordonne son arrestation immédiate

Kinshasa, 30 septembre 2025 — Dans une décision d’une gravité extrême, la Haute Cour militaire de la République démocratique du Congo a condamné Joseph Kabila à la peine de mort par contumace, après l’avoir déclaré coupable de trahison et d’autres chefs d’accusation graves. La mesure inclut également une ordonnance d’arrestation immédiate visant l’ancien chef d’État.

Les accusations : trahison, insurrection et crimes de guerre

Le procès de l’ancien président s’est déroulé en son absence, après la levée de son immunité parlementaire en mai 2025.  Les accusations retenues contre lui sont multiples, selon la Haute Cour et le ministère public :

Haute trahison et participation à un mouvement insurrectionnel, en lien présumé avec le groupe rebelle M23 et l’Alliance Fleuve Congo (AFC) 

Crimes de guerre, viol, torture, homicide intentionnel, déportation, et autres actes sévères contre la paix et la sécurité de l’hhumanité

– Le procureur, le général Lucien René Likulia, avait requis la peine capitale à l’encontre de Kabila, citant la gravité des faits reprochés   

Des requêtes supplémentaires demandent des peines de 20 ans de prison pour « apologie de crimes de guerre » et 15 ans pour « complot ».

Le contexte légal : levée du moratoire et implications judiciaires

En 2024, la RDC a levé le moratoire sur l’application de la peine de mort, notamment pour les militaires et les personnes accusées de trahison. [6]  Toutefois, jusqu’à présent, aucune exécution n’a été enregistrée depuis cette levée.

Réactions et défis

Camp Kabila / PPRD : des voix dénoncent une “justice politique”. Ferdinand Kambere, du parti PPRD, soutient que les conditions du procès ne garantissent pas l’équité.

Lire aussi  Flash : Catherine Kathungu Fuhara nomme un Directeur Général du Musée de la Rumba, il s'agit de Franklin Mubwabu Mbobe

Populations affectées : les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri, parties civiles, réclament des dommages et intérêts colossaux (estimés à plusieurs milliards).

Opinion publique nationale et internationale : cette décision, sans précédent pour un ancien chef d’État congolais, suscite des inquiétudes autour de la stabilité politique, de la légitimité du système judiciaire et des répercussions sur le tissu social.

Ce que cela pourrait signifier pour le pays

Cette condamnation marque un tournant judiciaire : si appliquée, elle serait la première peine capitale prononcée à l’encontre d’un ancien président de la RDC. Elle pourrait renforcer l’idée que personne n’est au-dessus de la loi — ou être perçue comme un outil politique pour neutraliser un adversaire de poids.

Mais les défis restent énormes : l’exécution, la surveillance internationale, les questions d’immunité, et la réaction de l’opinion — surtout si Kabila conteste sa culpabilité depuis l’étranger.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *