Utilisation des logiciels de l’IA pour menacer les institutions : Thierry Monsenepwo incite Christian Bosembe et le CSAC à prendre à bras-le-corps cette aventure
Jean Thierry Mosenempwo, acteur politique en République Démocratique du Congo, a fait un exposé solennel sur le risque l’intelligence artificielle à l’Assemblée Extraordinaire du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication qui l’a invité pour s’imprégner d’avantage de ce danger que courent les institutions.
Dans son adresse, Jean Thierry Mosenempwo a soulevé les méfaits de l’intelligence artificielle dans la diffusion de l’information.
« C’est avec gravité, mais aussi avec un profond sentiment de devoir républicain, que je me tiens devant vous aujourd’hui pour aborder une question cruciale pour l’avenir de notre souveraineté médiatique et, par ricochet, pour la paix civile et l’intégrité institutionnelle de la République Démocratique du Congo. Je parle ici de la montée fulgurante des contenus générés par l’intelligence artificielle, et plus précisément de l’usage insidieux des deepfakes, ces vidéos hyperréalistes, entièrement fabriquées, capables de faire dire ou faire n’importe quoi à n’importe qui, avec un degré de crédibilité terrifiant », a-t-il dit.
Jean Thierry Mosenempwo a en outre soulevé que le monde est face à une guerre qui ne dit pas son nom, une guerre cognitive, une guerre de la perception, une guerre de la confusion.
Le cadre de l’Union sacrée de la nation fait savoir que plusieurs autorités sont accusées à tort dans des contenus générés par des outils de l’intelligence artificielle.
« Depuis quelques mois, les alertes se multiplient. Des vidéos surgissent sur nos plateformes, montrant prétendument des autorités congolaises dans des attitudes, des propos ou des contextes qu’elles n’ont jamais exprimés ni vécus. La voix est parfaite. Le visage, identique. Le ton, maîtrisé. Mais tout est faux », a-t-il fait savoir.
Jean Thierry Mosenempwo a alerté le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication sur le renversement de la valeur morale des outils de l’intelligence artificielle.
Joël Musema
