RDC : après le décès de deux hauts magistrats, le CSM maintient les audiences et diffère les cérémonies solennelles

Le deuil qui frappe la magistrature congolaise n’interrompt pas le fonctionnement de la justice. Réuni en session extraordinaire ce jeudi 15 octobre 2026, le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) a décidé de maintenir les activités judiciaires dans les juridictions du pays, tout en reportant les rentrées solennelles de trois hautes institutions judiciaires.

Présidée par Dieudonné Kamuleta Badibanga, président de la Cour constitutionnelle et du CSM, cette réunion a permis d’adapter le calendrier judiciaire au décès de deux hauts magistrats dans un crash d’avion. Leur inhumation n’ayant pas encore eu lieu, le Conseil a jugé nécessaire de reporter les cérémonies officielles afin de permettre à la famille judiciaire de se recueillir.

Initialement prévues le 15 octobre pour la Cour de cassation, le 17 octobre pour la Cour constitutionnelle et le 30 octobre pour le Conseil d’État, ces rentrées solennelles seront reprogrammées à des dates qui seront communiquées ultérieurement.

Les enquêtes se poursuivent

Au-delà du réaménagement du calendrier, le CSM a fait le point sur les investigations ouvertes après l’accident. Jean-Paul Mukolo Nkokesha, procureur général près le Conseil d’État et rapporteur du Conseil, a indiqué que les enquêtes se poursuivent, appelant à la patience dans l’attente des conclusions sur les circonstances du drame. L’identification des victimes est également toujours en cours.

Le Conseil a par ailleurs annoncé que les prestations de serment des hauts magistrats concernés interviendront dans les prochains jours, selon un calendrier tenant compte du contexte de deuil.

Cette décision distingue ainsi les cérémonies protocolaires du fonctionnement quotidien de la justice : si les manifestations solennelles sont différées, les juridictions poursuivent leurs activités.

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Le CSM a enfin salué la démarche du président de la République, Félix Tshisekedi, et de la Première Dame, qui se sont rendus auprès des familles endeuillées pour leur témoigner leur compassion.

Le calendrier judiciaire reste donc ouvert, malgré cette épreuve qui touche directement les institutions judiciaires congolaises.

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