APK : bras de fer politique désormais visible, Daniel Bumba boude la question orale sous protection du Bureau, Aubain Mukanu veut engager une motion de censure contre le Gouverneur
Dans une déclaration politique au ton particulièrement ferme, l’honorable député provincial Aubain Mukanu Mungamba ya Peuple a interpellé publiquement le Bureau de l’Assemblée provinciale de Kinshasa, qu’il accuse de passivité face au silence du Gouverneur Daniel Bumba Lubaki, invité à répondre à une question orale avec débat. Une invitation restée sans suite, en violation du règlement intérieur de l’institution.
Se référant à l’article 190 du Règlement Intérieur de l’Assemblée, qui rend obligatoire la comparution d’un responsable une fois convoqué par une question orale, l’élu du peuple souligne que la non-fixation d’une date de comparution équivaut à un mépris des règles démocratiques et institutionnelles.
« Il ne s’agit pas d’un caprice parlementaire, mais d’un droit constitutionnel d’exiger des comptes à l’Exécutif provincial », déclare-t-il avec fermeté.
Dans sa déclaration, l’honorable Mukanu rappelle que sa démarche s’inscrit dans la logique de l’État de droit voulu par le Président Félix Tshisekedi, où aucun responsable public, fût-il Gouverneur, ne saurait se soustraire au devoir de redevabilité.
Il accuse par ailleurs certaines manœuvres politiques de vouloir étouffer le débat, protégeant ainsi des actes de mauvaise gouvernance :
« Nous ne pouvons pas assister passivement à l’étouffement du contrôle parlementaire. Si après la plénière du mardi 16 octobre, le Bureau ne fixe pas la date de comparution du Gouverneur, une motion de censure sera déposée. Le droit sera dit, avec ou sans complaisance », a averti l’initiateur de la question orale.
Dans un ton alarmant, il met en garde contre les conséquences d’un blocage : « Ce silence prolongé n’est pas neutre. Il affaiblit les institutions, alimente la défiance du peuple envers ses dirigeants, et ouvre la voie à l’anarchie ».
Enfin, l’élu du peuple conclut par un message symbolique et direct à l’endroit des institutions :
« Kinshasa il faut Ebonga ! Le changement commence par la justice, la transparence et la responsabilité »
Le décor d’un bras de fer politique est désormais planté. Le Bureau de l’Assemblée provinciale est appelé à réagir rapidement pour éviter une crise ouverte entre les pouvoirs législatif et exécutif à Kinshasa.
