Bruno Tshibala : la Constitution est révisable pour toutes les matières en dehors de celles verrouillées et contenues dans l’article 220
À travers une correspondance postée ce mardi 12 mai 2026 dans ses réseaux sociaux, l’ancien Premier ministre Bruno TSHIBALA NZENZHE est sorti de son silence pour s’opposer avec véhémence contre toute tentative de révision ou changement de la Constitution de la République Démocratique du Congo, une idée de la famille politique du Président Félix-Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO.
Au sujet de cette éventuelle révision constitutionnelle, l’ex-chef du gouvernement central, a indiqué que cette Constitution est révisable pour toutes les matières en dehors de celles verrouillées et contenues dans l’article 220. Pour lui, ces matières intangibles renferment des valeurs pour lesquelles les congolais se sont battus et même payés de leur vie et ne doivent subir aucune modification.
« Ce qui saute aux yeux de tous et qui est une évidence, c’est que contrairement aux hommes qui ont fait la lutte de l’UDPS sur le terrain contre la dictature et qui ont été instruits et initiés à la culture des textes par Etienne TSHISEKEDI: celle de respecter religieusement les textes légaux et réglementaires qui régissent le fonctionnement de l’État républicain, les autres compatriotes qui ont rejoint en vrac le président Félix parce que, détenteur de l’impérium, ne pouvaient que venir lui proposer ce genre des choses pour qu’ils puissent jouir davantage des dividendes que leur procure le pouvoir. Les valeurs pour lesquelles son père, ses compagnons et l’UDPS se sont battus, sont reléguées au second plan », a dit l’ancien premier ministre Bruno Tshibala.
Et d’ajouter :
« Sans arguments percutants pour justifier le coup qu’ils veulent porter à notre cadre constitutionnel et institutionnel, ils s’évertuent à scander le point levé des slogans qui ne sont en définitive que de la lapalissade »
Dans un élan de patriotisme, ce dernier invite le Président TSHISEKEDI à prendre pour modèle Xanana Gusmão, le combattant de la liberté et de l’indépendance du Timor Oriental et premier président de ce pays. Il est célèbre avec sa formule : « Celui qui vient me proposer de violer, de réviser ou de changer la Constitution pour que je reste au pouvoir au-delà du temps m’imparti par la Constitution, je démissionne.
En conclusion, Bruno Tshibala note que le Dialogue qui se définit comme une discussion en vue d’un accord, est dans l’A.D.N de la République Démocratique du Congo et des congolais. Pour lui, c’est toujours par la voie de la négociation que les gens parviennent à régler les conflits politiques et armés qui se posent depuis l’indépendance du pays le 30 Juin 1960.
BLAISE BAYOMBO
