Dialogue RDC-M23 sous médiation angolaise : le CADA alerte sur un risque de légitimation de la rébellion
La perspective d’un nouveau dialogue entre le Gouvernement congolais et le mouvement M23, sous la facilitation annoncée de l’Angola, continue de faire polémique, notamment après la récente visite du Président Félix Tshisekedi à Luanda. L’ASBL Congo Action pour la Diplomatie Agissante (CADA), par la voix de son coordonnateur Éric Kamba, a exprimé de vives réserves quant à cette approche.
D’après le CADA, la reprise du processus de Luanda, piloté par le président angolais João Lourenço, risque de donner une plateforme politique à un groupe armé responsable d’atrocités dans l’Est de la RDC.
« Combien de dialogues faut-il encore pour que cesse cette spirale de violences ? », s’interroge Éric Kamba, dénonçant une diplomatie répétitive et sans effet réel sur la situation sécuritaire.
Le mouvement rappelle que les précédents pourparlers, souvent présentés comme des solutions de sortie de crise, n’ont jamais empêché les violations de cessez-le-feu ni les déplacements massifs des populations.
Pour le CADA, tout dialogue sans exigence claire de retrait des rebelles et sans respect de la souveraineté nationale équivaut à une forme de reconnaissance implicite de la rébellion.
Le CADA invite le gouvernement congolais à adopter une posture ferme, à refuser toute démarche diplomatique qui affaiblit l’autorité de l’État, et à concentrer les efforts sur une pression internationale coordonnée contre les soutiens régionaux du M23.
Pour l’organisation, il est temps de rompre avec la diplomatie de répétition et de passer à une stratégie de résultats concrets.
