Église de Réveil du Congo : le Bureau du Conseil des Sages invite le pasteur Moïse Mbiye à demander pardon à ses pères devant les fidèles auprès de qui il avait parlé [Déclaration]

Dans une déclaration faite ce samedi 16 mai 2026, l’Église de Réveil du Congo (ERC) qui est une institution ecclésiastique et partenaire social de l’État congolais, tient à fixer l’opinion tant nationale qu’internationale sur les débats qui s’agitent dans la presse et sur les réseaux sociaux, notamment au sujet de l’implication de l’ERC dans le processus de la réforme constitutionnelle.

Par l’entremise du Bishop Bravo Martin Yoka, cette structure souligne que les ténors du mouvement du Réveil méritent d’être respectés et honorés pour le travail qu’ils accomplissent. Ils précisent qu’au-delà de leur responsabilité spirituelle sur les âmes, ces hommes et femmes de Dieu soutiennent la République par la prière et l’intercession. C’est à genoux qu’ils invoquent l’Éternel pour
préserver la paix, la sécurité, la tranquillité et la cohésion nationale face aux menaces constantes.

À la suite des propos tenus récemment dans la presse et à la chaire par le Pasteur Moïse Mbiye contre la hiérarchie de l’Église de Réveil du Congo, le Bureau du Conseil des Sages en sa qualité d’organe de régulation et de règlement des conflits qu’il serait mieux de demander pardon aux « pères du réveil devant les fidèles auprès de qui il avait parlé».

Le Bureau du Conseil des Sages de l’ERC tient à apporter une précision fondamentale. Selon eux, leurs statuts stipulent clairement que l’Église Cité Béthel est membre de l’Église du Réveil du Congo. L’ERC n’enregistre pas des individus, mais des fondateurs et leurs communautés. Par conséquent, aucun leader ne peut se soustraire aux règles de conduite qui régissent le mouvement du Réveil.

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Ci-dessous l’intégralité du communiqué

Objet : Clarification sur le rôle de l’ERC, le processus
d’assainissement et le rappel à l’ordre des serviteurs de Dieu

L’Église du Réveil du Congo (ERC), institution ecclésiastique, partenaire
social de l’État et confession religieuse officiellement reconnue auprès du
gouvernement, tient à fixer l’opinion tant nationale qu’internationale. Ce communiqué est publié afin de mettre fin aux spéculations et débats qui s’agitent dans la presse et sur les réseaux sociaux, notamment concernant l’implication de notre institution dans le processus de la réforme constitutionnelle, ainsi que sur le comportement de certains leaders religieux.

1. Concernant l’hommage aux pères spirituels et mission de l’Église

Les grands responsables du mouvement du Réveil méritent d’être respectés et honorés pour le travail qu’ils accomplissent et ont toujours accompli pour notre nation. Au-delà de leur responsabilité spirituelle sur les âmes, ces hommes et femmes de Dieu soutiennent la République par la prière et l’intercession. C’est à genoux qu’ils invoquent l’Éternel pour préserver la paix, la sécurité, la tranquillité et la cohésion nationale face
aux menaces constantes.

2. En rapport avec la Reconnaissance officielle de l’ERC en tant qu’autorité d’interface et de régulation et assainissement du secteur

Face au désordre constaté dans la gestion des entités dites « églises de réveil », le gouvernement de la République avait engagé un processus d’assainissement. Ce processus avait abouti à la reconnaissance officielle du de l’ERC en tant qu’autorité exclusive d’interface et de régulation pour l’ensemble du mouvement charismatique et du réveil en RDC.

Il est formellement précisé que toute église ou entité ecclésiastique qui n’est ni catholique, ni protestante, ni musulmane, ni orthodoxe, ni kimbanguiste, ni de l’Armée du Salut, ni issue des Églises indépendantes, est stratégiquement réputée appartenir au mouvement des Églises de Réveil.

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À cet effet, sous l’autorité du ministère de la Justice et en vertu d’un protocole d’accord de collaboration, l’ERC a procédé au recensement et à l’identification de ces structures. Ce répertoire officiel a mis en lumière plusieurs communautés qui tentent d’évoluer de manière isolée pour couvrir les dérapages et les bavures de leurs dirigeants. Désormais, l’ERC répondra de toutes les entités jugées sous notre interface.

3. Mise au point sur le cas de l’Église Cité Béthel et du Pasteur Moïse Mbiye

À la suite des propos tenus récemment dans la presse et à la chaire par le Pasteur Moïse Mbiye, demandant pardon aux « pères du réveil car un véritable repentir et regret se ferait aussi devant les fidèles auprès de qui il avait parlé», le Bureau du Conseil des Sages — en sa qualité d’organe de régulation et de règlement des conflits —tient à apporter une précision fondamentale : les pères du réveil ne s’appartiennent pas euxmêmes, ils sont les piliers de toute la communauté.
Nos statuts stipulent clairement que l’Église Cité Béthel est membre de
l’Église du Réveil du Congo (ERC). L’ERC n’enregistre pas des individus, mais des fondateurs et leurs communautés. Le fondateur reconnu de la Cité Béthel y est pleinement intégré. Par conséquent, aucun leader ne peut se soustraire aux règles de conduite qui régissent le mouvement du Réveil.

Tout comportement visant à détruire la réputation des pères, à troubler la conscience des fidèles ou à diviser les enfants de Dieu constitue une faute répréhensible. L’ERC a reçu le mandat ferme de solliciter auprès du ministère de la Justice des sanctions sévères contre toute bavure.

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4. Dernier avertissement face aux dérapages médiatiques

L’ERC rappelle aujourd’hui, et pour la dernière fois, que tout serviteur de Dieu reconnu comme membre du mouvement charismatique du Réveil (qu’il soit formellement identifié ou non, dès lors que les institutions le rattachent à ce secteur) qui tiendra des propos injurieux, irrespectueux ou de nature à diviser ses pairs, s’exposera à la rigueur de la loi.
Le cas du Pasteur Moïse Mbiye doit être le dernier. L’Église n’est pas un espace d’anarchie.

Conclusion

Nous interpellons les autorités compétentes sur le fait que l’alignement strict au sein des confessions religieuses est le seul moyen d’assainir efficacement ce secteur. Le gouvernement doit nous appuyer dans le respect de ces principes afin de bâtir une République forte, guidée par une religion de croyants respectueux des valeurs éthiques et morales
propices au développement du pays.

BLAISE BAYOMBO

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