Guerre en RDC : le BCNUDH a documenté 887 cas de violences sexuelles ayant affecté 1 534 victimes et responsabilise les groupes armés

Le Bureau conjoint des Nations Unies aux Droits de l’Homme (BCNUDH) à travers un communiqué de presse rendu public ce lundi 9 mars 2026, lance une alerte majeure sur l’utilisation systématique de l’esclavage sexuel comme arme de guerre précisément dans la partie Est de la République démocratique du Congo, une responsabilité attribuée aux groupes armés avec le Mouvement du 23 mars (M23) en tête.

Le BCNUDH qui alerte sur l’horreur de l’esclavage sexuel et le sort tragique des enfants nés du viol, dresse un bilan humain dévastateur (en 2025). Il indique avoir documenté 887 cas de violences sexuelles ayant affecté 1. 534 victimes, dont une majorité écrasante de femmes (854) et de filles (672).

Cette structure des nations-unies note également que l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC) demeure l’épicentre de cette tragédie, le Nord-Kivu et le Sud-Kivu concentrant à eux seuls près de 80 pour cent des victimes documentées.

Dans ce même document, le Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme (BCNUDH) note également avec préoccupation que les acteurs étatiques (FARDC, PNC, ANR) sont impliqués dans 19 pour cent des cas documentés.

« Le Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme (BCNUDH) tire la sonnette d’alarme sur les violences sexuelles liées au conflit (VSLC) en République démocratique du Congo. Au-delà des chiffres alarmants collectés en 2025, le BCNUDH alerte sur l’utilisation systématique du viol comme arme de guerre et l’émergence d’une génération d’enfants victimes de la stigmatisation. Un bilan humain dévastateur- en 2025, le BCNUDH a documenté 887 cas de violences sexuelles ayant affecté 1. 534 victimes, dont une majorité écrasante de femmes (854) et de filles (672). L’Est du pays demeure l’épicentre de cette tragédie, le Nord-Kivu et le Sud-Kivu concentrant à eux seuls près de 80 pour cent des victimes documentées », Peut-on lire dans ce communiqué de presse.

Et de poursuivre:

« Les groupes armés en première ligne – les groupes armés sont responsables de 75 pour cent des victimes, avec le Mouvement du 23 mars (M23) en tête (439 victimes), suivi de groupes Wazalendo, de la Coopérative de développement du Congo (CODECO), divers groupes MaÏ-MaÏ, des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) et des Forces démocratiques alliées (ADF). Le BCNUDH note également avec préoccupation que les acteurs étatiques (FARDC, PNC, ANR) sont impliqués dans 19 pour cent des cas documentde », souligne la source.

Selon le rapport du BCNUDH, des femmes et filles sont maintenues en captivité prolongée, soumises à des viols répétés et des grossesses forcées. Les enfants nés de la violence sous contrainte, font face à un rejet familial, une absence d’état civil et un risque permanent de recrutement par les groupes armés.

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Le BCNUDH martèle que la lutte contre l’impunité ne peut plus attendre et appelle instamment les autorités nationales: à accélérer les poursuites judiciaires contre les auteurs de crimes graves et à garantir l’enregistrement systématique à l’état civil de tous les enfants nés du viol pour briser le cycle de l’exclusion.

Pour finir, il invite les groupes armés à cesser immédiatement les hostilités, à libérer sans condition toutes les femmes et filles maintenues en captivité et à mettre fin à l’esclavage sexuel. Le BCNUDH appelle la communauté internationale : à renforcer le soutien financier pour une prise en charge complète et durable des survivantes, qui dépasse le simple cadre de l’urgence médicale.

BLAISE BAYOMBO

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