Jean Thierry Monsenepwo : « Joseph Kabila a lui-même confirmé, avec une fierté déconcertante, le maintien de ses liens avec le Rwanda »(Point de Presse)

L’ambassadeur Jean Thierry Monsenepwo, cadre de la plateforme politique Union Sacrée de la Nation, est revenu ce samedi 28 mars 2026 lors d’une conférence de presse à Kinshasa, sur la situation politique actuelle en République démocratique du Congo.

Au cours de cet exercice, ce haut cadre du parti CCU a fait notamment le point sur les dernières sorties médiatiques de certains opposants à savoir: l’ancien Président Joseph Kabila, Moïse Katumbi et Francine Muyumba.

S’agissant de l’ancien Président Joseph Kabila, aujourd’hui condamné par la justice congolaise, le PCA de « COBIL S.A » note que le choix de la date — le 23 mars pour réaliser son interview à La Libre Belgique— ne doit rien au hasard, car c’est l’anniversaire du M23, et la sortie d’une énième pseudo-rébellion à Mitwaba.

Il souligne que l’autorité morale du PPRD a lui-même confirmé, avec une fierté déconcertante, le maintien de ses liens avec la République du Rwanda.

Voici l’essentiel de ce qu’il faut retenir de cette sortie :

  1. Une proximité assumée avec l’agresseur:

Joseph Kabila a lui-même confirmé, avec une fierté déconcertante, le maintien de ses liens avec le Rwanda. Son acquisition d’une résidence à Goma en 1999, alors que la ville était sous le joug du RCD, et lui du côté de l’armée régulière comme général, illustre une continuité historique qui ne laisse plus de place au doute.

  1. Un chantage odieux à la nation

Il brandit désormais la menace d’un « scénario à la soudanaise« , promettant aux Congolais la mort, la désolation et la participation du pays. Pire que la balkanisation. Son message est un ultimatum inacceptable : soit on dialogue avec lui et son m23/afc, soit ce sera l’enfer pour le Congo.

Qu’il sache que L’État ne cédera pas à ce terrorisme verbal.

  1. La fin des faux-semblants

Vivant désormais à Goma sous la protection de troupes rwandaises et les ordres de Sultani Makenga, Joseph Kabila prouve qu’il n’a jamais rompu avec le M23. L’alliance est désormais scellée au grand jour.

  1. Une posture de tyran

Alors qu’il a lui-même révisé huit articles de la Constitution en 2011, il dénie aujourd’hui aux Congolais le droit de réfléchir à leur propre destin institutionnel. Cette volonté de confisquer le débat souverain révèle la nature profonde d’un homme qui se croit seul légitime face au peuple.
Qu’il sache que cette constitution sera touché et on a pas besoin de son avis.

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Observations sur les positions récentes

À la CENCO :

Nous déplorons un silence sélectif. Muette face aux massacres de Kishishe ou d’Uvira, l’institution s’agite subitement dès qu’il s’agit de faire barrage à la souveraineté intellectuelle et politique des Congolais.

À Moïse Katumbi :

Toujours prompt à commenter depuis son auto-exil, ses prises de position semblent systématiquement déconnectées de l’intérêt général.

À Madame Francine Muyumba:

Rappelons que la révision constitutionnelle ne requiert pas systématiquement un référendum. En 2011, huit articles ont été modifiés sans consultation directe du peuple. La gestion d’une grande République comme le Congo ne s’apparente pas à celle d’une structure des jeunes ; elle exige de la hauteur et non des slogans creux et des analyses légères.
Au 21 ieme siècle quand on veut critiquer un gouvernement on questionne śes chiffres et on évite des incantations obscures. En chiffre la rdc Entre 2019 et 2025, a bondi de 1 à 7,5 milliards de dollars de réserves de change et gagné environ 30 places au classement de la liberté de la presse, tandis que l’espérance de vie a progressé de 60 à 62,5 ans. On a gagné dix places dans la lutte contre la corruption et un accès à l’électricité montant de 15 % à environ 21 %, l’IDH lui s’est amélioré aussi. Alors dites a madame frangine muyumba que les universités sont construites, les routes bétonnées, nos territoires se développent, nos femmes accouchent gratuitement, nos éfaits du primaire étudient gratuitement, notre armée mieux payées et vuvent sans brassage.

Mes chers compatriotes

Aujourd’hui Le complot contre l’État est une réalité tangible. Depuis trois décennies, un système prédateur a enrichi une oligarchie sur le sang du peuple. Le Président Félix-Antoine Tshisekedi a décidé de briser ces chaînes.
Face à cette volonté de changement, une coalition hétéroclite d’intérêts (RDF, FPR, FCC, PPRD, AFC, M23 et sauvons le Congo ) s’active désespérément pour déstabiliser nos institutions.
Il nous faut être vigilant car nous assistons au soubresaut d’une mort imminente de la pieuvre de Kigali.

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Ainsi, J’appelle à une confiance totale en nos forces : FARDC, Police, et nos vaillants Wazalendo. Je salue particulièrement l’efficacité de la Maison Militaire du Chef de l’État, sous la direction du Général Malu, dont l’action repose sur trois piliers stratégiques :

  • La sécurité rapprochée du Chef de l’État.
  • La protection stratégique de l’Institution Président de la République.
  • La coordination du renseignement et de la riposte.

La stratégie de l’ennemi est de salir ce qui fonctionne. L’ignoble tentative d’atteinte à l’intégrité de notre Distinguée Première Dame a révolté la nation. Nous condamnons cet acte avec la plus grande fermeté et saluons la bravoure de sa garde rapprochée, ainsi que le soutien de nos partenaires, notamment les États-Unis.

Conclusion

Comme l’a si justement déclaré le Ministre Patrick Muyaya : « Le poisson rwandais ne nous tuera plus. Nous avons l’antidote »

L’heure n’est plus à l’hésitation, mais à l’unité nationale, à la lucidité et à la fermeté absolue.

J’annonce à partir d’aujourd’hui une veille stratégique. Nous allons désormais riposter. À chaque attaque verbale contre la République et ses institutions, une réponse musclée s’en suivra.

Ambassadeur Jean Thierry Monsenepwo

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