Malversation financière en RDC : John LUNGILA plaide pour l’intensification de la Patrouille financière en 2023 et la création d’un «Tribunal Spécial» pour juger les mandataires cités par l’IGF

Constater un détournement et identifier son acteur est une chose, mais juger et condamner l’infracteur en est une autre. Il est constaté en République Démocratique du Congo, une volonté nette du Chef de l’État à mettre fin à la pratique de corruption et des détournement des deniers publics en s’appuyant sur l’Inspection Générale de Finances, IGF en sigle, qui par des patrouilles financières, a montré ses preuves avec ses révélations dans plusieurs dossiers notamment le tout dernier de la SNEL en cours et bien d’autres.

Fort malheureusement, d’aucuns constatent une lenteur dans le processus d’interpellation des mandataires cités par l’IGF et son chef de service Jules Alingete qui, ce dernier, monte soigneusement ses rapports, qui résultent de la Patrouille financière, qu’il dispose à la Justice pour traquer les prédateurs qui pratiquent la malversation.

Cette lenteur donne l’occasion à certains accusés à prendre du temps pour corrompre au niveau de la justice et voire même effacer des preuves, chose que déplore John Lungila, Chroniqueur et analyste politique.

« Les enquêtes de l’IGF n’auront aucun impact aussi longtemps que les criminels visés par ses enquêtes échappent à la justice et vivent comme de rien n’était »

a-t-il clamé.

Impunité, ennemi de la bonne gouvernance

Tout en saluant les avancées enregistrées dans le domaine de finances publiques en RDC, John Lungila reconnaît la contribution de l’IGF qui, mine de rien, a réussi à barricader l’élan de la corruption et malversation qui battait son plein depuis le début des années 2000.

Lui qui est reconnu comme opposant au régime Tshisekedi, John Lungila renseigne que son pays d’accueil, le Canada, s’appuie sur des structures de lutte contre la corruption.

« Le Canada qui était au même niveau de vie sociale avec la RDC en 1960, s’est de loin démarqué de nous grâce à la lutte contre la corruption et l’imposition de la bonne gouvernance, mission assignée à la gendarmerie royale de Canada, au bureau du contrôleur général et au bureau de l’Inspecteur Général de Québec que nous avons eu l’honneur de visiter »

a-t-il fait savoir

Un Tribunal Spécial

Pour remédier face au manque de tonus constaté au niveau de l’interpellation des prédateurs par la justice dont Jules Alingete ne cesse de démontrer que ce n’est pas son problème mais plutôt de la Justice, John Lungila fait appel à l’implication personnelle du Chef de l’État pour créer un Tribunal Spécial qui statuera sur des dossiers d’impunité, de corruption ou de malversation que découvre l’IGF. Il veut que la Patrouille financière soit intensifiée en cette année de 2023.

« La création d’un tribunal spécial est une question de volonté politique, et seul le Chef de l’État peut faciliter. Lui qui a déjà fait plus en ressuscitant avec force l’IGF, ferait cette fois-ci mieux de permettre l’avènement de ce tribunal pour raison d’efficacité des enquêtes de l’IGF face aux prédateurs et criminels économiques »

propose t-il

« Ce tribunal mettra fin aux lenteurs de la justice en s’auto-saisissant des dénonciations et résultats des enquêtes car on ne peut pas comprendre pourquoi un mandataire soupçonné de détournement et malversations financières par l’IGF doit demeurer en liberté pendant plus de 6 mois sans être invité par la justice »

a t-il conclu

Accusé par des internautes et parfois ses collègues ou confrères journalistes de tirer sur l’IGF Jules Alingete pour justifier son exil, l’incompris John Lungila surprend ses bourreaux en venant au soutien à l’IGF avec la proposition d’un Tribunal Spécial. Il faudra dans ce cas lui coller d’autres raisons pour son exil.

Noel Nzogu

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