RDC : le Ministère de la Culture salue l’adoption par l’ONU, de la résolution « portant qualification de la traite des Africains réduits en esclavage »

Le Ministère congolais de la Culture, Arts et Patrimoine que dirige Yolande Elebe Ma Ndembo, salue à travers un communiqué publié ce samedi 28 mars, l’adoption par les Nations Unis d’une résolution intitulée « Déclaration portant qualification de la traite des Africains réduits en esclavage et de l’esclavage racialisé des Africains de plus grave crime contre l’humanité ».

D’après la source, cette résolution reconnait la traite transatlantique et l’esclavage comme les crimes les plus graves contre l’humanité, marqués par leur ampleur, leur caractère systémique et leurs conséquences durables.

« Le Ministère de la Culture, Arts et Patrimoine salue l’adoption, dans le cadre de la 80e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, de la résolution intitulée « Déclaration portant qualification de la traite des Africains réduits en esclavage et de l’esclavage racialisé des Africains de plus grave crime contre l’humanité », reconnaissant la traite transatlantique et l’esclavage comme les crimes les plus graves contre l’humanité, marqués par leur ampleur, leur caractère systémique et leurs conséquences durables », indique le communiqué du ministère de la culture.

Et de renchérir :

« Cette résolution souligne que ces injustices continuent d’alimenter des inégalités structurelles et appelle à une dynamique internationale de mémoire, de justice et de réparation Son article 9 appelle à la restitution des biens culturels aux pays d’origine, un axe inscrit dans les actions et perspectives du Ministère pour 2025–2026. Il convient de rappeler que le 24 janvier 2025, le Ministère a signé un protocole d’accord pour la création d’un mémorial national en hommage à Ota Benga, qui aspirait à retrouver la terre de ses ancêtres. Originaire de la République Démocratique du Congo, il fut capturé puis exhibé en 1906 dans le zoo du Bronx à New York, l’un des exemples les plus marquants de la déshumanisation subie par les Africains. La mémoire de Ota Benga s’inscrit aujourd’hui, aux États-Unis comme en République Démocratique du Congo, dans une dynamique de reconnaissance, de réparation et de réhabilitation de la dignité », précise la source.

Par ailleurs, le Ministère de la Culture, Arts et Patrimoine réaffirme son engagement en faveur des personnes d’ascendance africaine, ainsi que pour la mémoire, la reconnaissance historique, la justice réparatrice et le rapatriement du patrimoine culturel.

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BLAISE BAYOMBO

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